Marc Bourcier du Parti québécois fait campagne pour la santé et les transports
C'est en abordant des sujets liés à la santé et au transport que le député sortant de Saint-Jérôme Marc Bourcier avait inauguré le 7 août son quartier général pour les élections du 1er octobre.
L'hôpital est une priorité
Déjà le soir de l'ouverture de son local il disait s'attendre à la confirmation des rumeurs d'investissements à l'hôpital de Saint-Jérôme. Trois jours après, Bourcier accompagnait les membres du gouvernement lors de l'annonce par le ministre Gaétan Barrette d'un investissement de plus de 200 M$ pour l'hôpital de Saint-Jérôme.
Le député a souligné l'excellente collaboration des médecins et des intervenants du milieu dans ce dossier.
Cette façon de faire, affirme-t-il, reflète le style politique que Bourcier met de l'avant depuis son entrée en politique provinciale, la volonté clairement exprimée de travailler d'abord et avant tout pour le bien de Saint-Jérôme au-delà des lignes des partis.

Il s'est engagé à continuer de soutenir le Centre intégré de santé et services sociaux(CISSS) des Laurentides pour favoriser des investissements en santé qui correspondent à la croissance exceptionnelle de la région et reflètent les aspirations de sa population.
« Maher n'a pas aidé »
Il a par ailleurs exprimé l'avis que le maire de Saint-Jérôme Stéphane Maher ne contribue pas de façon positive en multipliant les interventions revendicatrices dans des dossiers qui ne sont pas de sa compétence.
Ce n'est certes pas le point de vue du conseiller Benoît Delage, qui félicitait chaudement le maire Maher à la suite de l'annonce du ministre Barrette.
Tout indique donc que le fossé entre le député Bourcier et le maire Stéphane Maher ne rétrécit pas...
Du financement stable pour les organismes
En plus de soutenir le développement de l'hôpital, Bourcier a rappelé qu'un gouvernement du Parti québécois offrirait aux organismes communautaires une stabilité qui leur fait grandement défaut. « Ces organismes font un travail important qui aide directement la population. Il faut leur offrir un support budgétaire adéquat pour que cesse l'incertitude qui plane constamment au-dessus de leurs têtes.»

Le grand déblocage de la 15
Le député de Saint-Jérôme est revenu sur le dossier du transport, en rappelant que le Parti québécois propose l'ajout de voies réservées sur l'autoroute 15 et une augmentation de la fréquence des trains de banlieue. Ces deux éléments avaient déjà été annoncés lors d'une visite précédente du chef péquiste Jean-François Lisée.
« On aura aussi sous peu un élément nouveau qui serait une solution intéressante à court terme en attendant la réalisation des autres étapes », a dit le député, il parlait assurément de ce Tinder du covoiturage annoncé par son parti qui permettrait à ceux qui partagent leur voiture et ceux qui embarquent avec eux de payer moins d'impôt.
Un nouveau P'tit train du nord
Faisant écho à son collègue péquiste Paul St-Pierre Plamondon de la circonscription voisine de Prévost, le député de Saint-Jérôme a ajouté que le PQ s'engagerait à créer un bureau de projet en vue de la réalisation d'un réseau qu'on appelle désormais «le nouveau P'tit train du nord» soit l'implantation d'un système monorail entièrement automatisé qui circulerait côte-à-côte avec la piste cyclable actuelle et qui relierait Piedmont/Saint-Sauveur à Saint-Jérôme, en passant par Prévost. Un tel système alimenterait la gare de train de banlieue de Saint-Jérôme.

Bien que le projet soit très préliminaire, le technologie suggérée par le PQ est bien réelle et éprouvée. Si l'on tient compte des unités en opération et de celles qui sont en commande, il y a déjà près de 500 unités de navettes automatisées Bombardier Innovia 300 dans le monde, sur une multitude de réseaux.

Une volonté d'appuyer Lion Électrique
Marc Bourcier voudrait voir le gouvernement du Québec s'engager fermement à électrifier l'ensemble du transport scolaire d'ici 2030. « Au rythme auquel vieillit la flotte actuelle des autobus scolaires, ça va prendre jusqu'en 2030 pour remplacer tous les autobus existants, et on continue d'acheter des autobus diesel. Il faut agir immédiatement et tous les remplacer par des autobus électriques. Et nous possédons ici même à Saint-Jérôme la technologie et la capacité pour répondre à cette demande. »
Bourcier aurait souhaité que le gouvernement Couillard favorise les autobus électriques en permettent aux transporteurs sous-traitants des commissions scolaires de les amortir sur une plus longue période que les autobus diesel, une mesure qui n'a finalement pas été adoptée. Il entend continuer à se battre pour ce changement, qui serait un atout important pour toute l'industrie du transport électrique, au même titre que pour la compagnie Lion, installée à Saint-Jérôme.
La « bonne humeur »
Le député sortant a affirmé qu'il veut faire campagne sous le signe de la « bonne humeur » en discutant franchement des enjeux et il a tenu à rappeler à ses militants de ne pas tomber dans les guerres personnelles contre ses adversaires politiques.
Déjà M. Bourcier a débuté une campagne très axée sur le terrain. Il multiplie les rencontres et les présences à divers événements partout dans sa circonscription. « J’ai joint un grand nombre de Jérômiennes et Jérômiens dans le but d'élaborer un plan solide pour Saint-Jérôme, en ajoutant que lui-même et son équipe seront très actifs tout au long de la campagne.
Le thème de la bonne humeur convenait d'autant plus que la journée du 7 août marquait l'anniversaire de naissance du député de Saint-Jérôme.

