Affaires, Lieux

Plus de 1000 nouveaux logements prévus au centre-ville de Saint-Jérôme

Tel qu’annoncé par TopoLocal au début de 2019, c’est le groupe Trigone qui sera le maître d’oeuvre de deux nouveaux projets locatifs en plein coeur de Saint-Jérôme. Ensemble, les deux projets compteront à terme plus de 1000 unités de logement et totalisent des investissements de 242 M$.

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Deux tours en bordure de la rivière

Sur la rue Saint-Joseph, Trigone prévoit ériger deux tours dont les étages supérieurs comporteront des aménagements en paliers afin de mettre en valeur la proximité de la rivière du Nord et mieux harmoniser les édifices avec les environs.

Le projet comportera une tour de 208 unités et une seconde qui en comptera 127. L’investissement est évalué à 84 M$.

Une vue aérienne du projet en bordure de la rivière du Nord. La rue à l’avant-plan est la rue Saint-Joseph
Une esquisse du projet de la rue Saint-Joseph tel que vu de la rivière.

« On veut débuter les travaux en 2019 et livrer cette partie du projet pour 2020-2021 », dit Stéphanie Cocozza, directrice adjointe développement et planification de Groupe Trigone.

Services locaux

Un marché désirable

« Saint-Jérôme, c’est un marché qu’on connaît, nous y avons déjà le projet du Boisé des Seigneurs pour lequel on a encore des terrains et qu’on projette étendre dans l’avenir. Dans l’immédiat, nous croyons que c’est un projet très attrayant. »

« Le proximité du train de banlieue, la qualité des installations de loisir, la présence d’une salle de spectacle, la présence de l’UQO, les emplois en aéronautique à proximité sont tous des facteurs qui contribuent à la vitalité de Saint-Jérôme. Nos projets misent sur la forte croissance de la population. »

« On vise à créer des environnements axés sur des modes de vie sains. Nous offrons des condos locatifs avec une formule tout-inclus, si on veut, c’est-à-dire un versement unique qui couvre toutes les dépenses de logement. Notre projet de la rue Saint-Joseph mise sur un concept que nous appelons Vivacité et cible des personnes autonomes de 50 ans et plus qui cherchent ce mode de vie. »

Quatre édifices sur les terrains de l’ancienne fonderie Mueller

Le projet bordé par les rues Castonguay et Gauthier comportera quatre bâtiments et occupera un vaste terrain où se trouvait autrefois la fonderie Mueller, fermée en 2014 et démolie un an après. Les travaux sont aussi prévus pour débuter en 2019 et l’ensemble serait terminé en 2022.

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Une perspective du projet sur les anciens terrains de la compagnie Mueller.
Un plan du projet à l’angle des rues Gauthier et Castonguay

Trois des bâtiments abriteront un total de 422 logements offerts selon une formule que le promoteur appelle Accès Trigone, soit des condos locatifs offrant un loyer tout inclus qui comprend, en plus du loyer, des électroménagers, l’électricité, l’eau chaude, le chauffage et la climatisation, ainsi que des services de base de téléphonie, internet et câblodistribution.

Le vaste terrain à l’angle de Gauthier et Castonguay, autrefois occupé par la fonderie Mueller, est bordé par l’École secondaire Frenette, à gauche, l’édifice Athanase-David, au centre, et son remplacement, la structure blanche à droite. L’édifice Athanase-David sera démoli prochainement.
La fonderie de Saint-Jérôme, installée sur la rue Castonguay depuis 1944, ne sera bientôt plus là.
La fonderie de Saint-Jérôme, installée sur la rue Castonguay depuis 1944, en novembre 2015.

Une ressource intermédiaire

Le quatrième édifice comportera 280 chambres et sera, dans le jargon du réseau des affaires sociales québécois, une ressource intermédiaire, c’est-à-dire un établissement privé offrant des services adaptés à des personnes confiées par le réseau de la santé et des services sociaux.

Les ressources intermédiaires sont conçues pour offrir des milieux de vie non-institutionnels pour une clientèle adulte en perte d’autonomie liée au vieillissement, en situation de déficience intellectuelle ou confrontés à un handicap physique. Une ressource similaire, de plus petite capacité, a été aménagée récemment sur le boulevard Saint-Antoine.

  • Diane Brunet Charron dit :

    quelle bonne idée, félicitation aux promoteurs, ça donne le goût d’y retourner y vivre.

  • Léonard Marchand dit :

    J’émets quelques doutes sur la validité du certificat de décontamination à cet endroit. Je suis persuadé qu’il y a plus qu’un bruit de fond concernant la présence de métaux lourds et d’autres contaminants de ce sol. Je suis peut-être un peu trop suspicieux. C’est ma nature, je suis inspecteur en bâtiment!

    • Danielle V. Charbonneau dit :

      Point valide. Il y a, et malheureusement, que le sort de St-Jérôme et la qualité de vie des Jéromiens et Jéromiennes – young and old – et ce, depuis longtemps, provient des décisions extravagantes faites par des développeurs et autres personnes reliées qui tassent, entassent, détruisent l’environnement naturel, sans aucune attention au patrimoine existant, qui est unique et qui demande de l’attention depuis longtemps.

      À ce point-ci, et ça semble aussi le cas du reportage de TopoLocal, c’est le temps de prononcer Rivière-du-Nord gros comme le bras sans jamais faire mention de la condition précaire de l’infrastructure de la Rivière-du-Nord, incluant la condition sérieuse des ponts. Alors, allez-y TopoLocal, St-Jérôme et sa portion de la Rivière-du-Nord s’agence donc de façon spectaculaire pour soutenir ce que vous décrivez comme étant une planification bien normale, mais qui est indécente.

      And what’s that you’re asking, TopoLocal, $5.00 a month for the privilege to read your rag? No. I am waiting for justice for every Jérômien et Jérômienne – young and old – in regards to Mueller Canada and its industrial pollution, and those that encouraged and profited from it.

      • Bonjour Mme Charbonneau,
        Permettez-moi de préciser quelques informations: 1. L’accès à TopoLocal est gratuit. Si ce qu’on publie vous est utile, on vous invite à contribuer. 2. TopoLocal n’est pas un chiffon, c’est un site internet d’informations locales, nous n’imprimons pas de papier et avons à coeur la diversité des points de vue. 3. Le projet en question a été approuvé par la Ville de Saint-Jérôme à la fin de l’année et publié dans d’autres médias.
        Avant la publication de notre texte avec les esquisses du projet, personne ne s’était manifesté pour contester. Vous semblez vouloir le faire avec éloquence. N’hésitez pas à nous joindre pour en parler un peu plus: 450-823-1863. Merci et bonne journée!

    • Samuel dit :

      Quel endroit?
      Il a 2 projets.

  • Melissa dit :

    Ce n’est pas une bonne nouvelle pour nous résidents du quartier qui avons déjà à nous battre avec les étudiants de l’UQO pour circuler dans notre quartier, en plus du style qui ne respecte absolument pas les résidences patrimoniales!
    J’emets aussi des doutes raisonnables sur la décontamination du sol que j’ai vu à l’oeuvre… très mal réalisé. Est-ce que le promoteur a le permis de construire ou nous pouvons encore avoir notre mot à dire en conseil de ville?

  • Serge Millette dit :

    Supposément qu’il devait rester un % de terrain pour l’école Frenette.???!
    Je ne vois rien sur les plans.
    Encore de belles promesses en l’air!

  • Moi dit :

    Prévoir un agrandissement…..
    A la régis du logement

  • Robert Charland dit :

    Allo? Y’a-t-il un urbaniste (digne de ce nom…) dans la salle?

    Belles maquettes. Avez-vous remarqué comme les rues sont peu encombrées, libres de toute circulation et exemptes de… neige! De toute beauté…

    Cependant, ces projets pharaoniques me désolent. Notre administration municipale aura beau se péter les bretelles d’avoir là deux projets historiques qui changeront la configuration de cette partie de la ville, je suis loin d’être certain que ce sera pour le mieux. J’aimerais bien savoir comment on a évalué les impacts de ces projets sur les infrastructures (rues, égouts, etc.) et la vie des résidents actuels. On semble n’y voir que le montant des investissements, celui des revenus de taxation qui y seront associés et, accessoirement, la revitalisation du quartier.

    Habitué à un peu plus de regard critique, je suis un peu déçu que TopoLocal ne se soit, à ce jour, contenté de relayer un communiqué de relationnistes professionnels.

    Et à propos des doutes soulevés sur la qualité du processus de décontamination des sites, je suggérais que c’est au Conseil de ville que le plus gros travail reste à faire… Pas dans le sens de politique de décontamination à revoir, mais de décontamination politique à y faire.

    Robert Charland
    Résident de ce quartier

    • Bonjour,
      Il n’est pas étonnant qu’un projet de cette envergure soit controversé et fasse l’objet d’une discussion publique. J’ose croire, bien modestement, que notre texte a contribué à cette discussion. Chose certaine, notre reportage a rejoint plus de gens que l’avis public et le mécanisme de consultation prévu par la loi.
      Les faits sont les suivants: un promoteur qu’il faut considérer comme sérieux a déposé un projet que le conseil municipal de Saint-Jérôme a approuvé.
      Autre fait: le projet ne fait pas l’unanimité. Les réactions de quelques citoyens en font foi.
      C’est là que nous en sommes. S’il se crée une opposition plus importante au projet, TopoLocal continuera de faire son travail et fera entendre les voix de tous: les pour et les contre.
      PS: Il ne faudrait pas tirer sur le messager. TopoLocal n’a pas « relayé de communiqué de relationnistes professionnels.» Ce texte découle de notre couverture de l’actualité municipale, d’un suivi des avis publics municipaux, et d’une entrevue avec le promoteur. Je crois que le projet est beaucoup mieux connu à la suite de notre texte et que la discussion publique se fera entre personnes mieux informées. C’est la mission qu’on se donne. Vous pouvez rejoindre l’auteur de ces lignes au 450 602 6045.

      • Robert Charland dit :

        Désolé d’avoir égratigné votre professionnalisme. Toutes mes excuses. N’empêche que votre texte fait plutôt la part belle au promoteur et à ses projets. À suivre donc…
        RC

  • Mario dit :

    C’est l’endroit parfait pour construire un parc Multi sport pour les étudiant de l’école secondaire qui n’ont aucun endroit pour bouger et flâner. Il faut une vision à long terme car tout le quartier est bonifié mais surtout les étudiants qui seront influencés à y rester.

  • Un Citoyen dit :

    des condos de luxe dans des secteurs pauvres. ca se vendra pas et ca va remonter les prix et pousser les pauvres plus loin….. vraiment cest pas une solution viable

  • Eric dit :

    Esperant que la ville a penser a garder une bande riveraine public sur notre riviere.

  • Danielle V. Charbonneau dit :

    Que diriez-vous de faire un reportage avec beaucoup de photos sur la condition actuelle des ponts (en commençant avec celui de la rue St-Joseph) et de l’infrastructure de la Rivière-du-Nord à St-Jérôme pour bientôt? Plus intimidant avec la fonte des neiges, sûrement, mais ça aussi fait partie de la réalité de vivre à St-Jérôme. Il y a la qualité de l’eau et de l’air à considérer, et bien d’autres choses pour améliorer la qualité de vie des Jéromiens et Jéromiennes. La pollution et l’état des infrastructures doivent être considérés en priorité, car ensevelir les problèmes avec toujours de la nouvelle construction et des nouveaux projets redirige l’attention ailleurs qu’à la liste de problèmes pressants, surtout à St-Jérôme, et retarde et complique d’autres décisions à prendre.

    Dire « Non. » pour St-Jérôme et ses résidents, ça prends des nerfs solides.

    J’aimerais voir une très sérieuse liste de priorités municipales pour St-Jérôme. Et ça prends des photos et de l’expertise, de la bonne planification, de la compréhension, et du bon travail.

  • Richard Plouffe dit :

    Salut Charles,,, je ne sais pas si tu te souviens à l’assemblé du conseil le 18 décembre 2018 il y avait eu un citoyen qui avait demandé au maire s’il était pour faire un genre de référendum pour savoir si les citoyens étaient pour ou contre les projets de construction. Le maire avait répondu “oui”. Il avait aussi demandé au maire si le résultat était négatif s’il était pour respecter la décision des citoyens. Le maire avait encore répondu “oui”. En fin de compte, est-ce qu’il y a eu ou y aura-t-il un référendum? Merci

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