Politique

Élections Québec rencontre des élus municipaux à Saint-Jérôme

Au moins trois conseillers municipaux de la Ville de Saint-Jérôme ont rencontré un ou des représentants du Directeur général des élections du Québec le jeudi 29 novembre à l’hôtel best Western de Saint-Jérôme.

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J’y ai croisé les conseillers Sophie St-Gelais, Benoit Beaulieu et Gilles Robert. Gilles Robert a retourné ma salutation, pas Sophie St-Gelais. Benoit Beaulieu a mentionné qu’il ne me saluait pas. Il m’a aussi qu’«il était déçu de moi». J’imagine qu’il visait mon travail d’information. Je crois bien qu’il ne parlait pas de ma coupe de cheveux.

Si M. Beaulieu veut exprimer les raisons de cette «déception», il est invité à nous les adresser par écrit. Nous nous engageons à les publier intégralement.

Les conseillers sont entrés et sortis un à un d’une salle de l’hôtel, la salle Bellefeuille, qui était identifiée sur le tableau à l’entrée comme étant réservée par le «Directeur général des élections».

Une enquête toujours en cours

Sans qu’on puisse le confirmer, on peut croire que ces rencontres font partie d’une enquête en cours qui fait suite à l’expulsion de Mario Fauteux et André Marion du parti Équipe Stéphane Maher Vision Saint-Jérôme, à la date limite du dépôt des candidatures des élections municipales de 2017, le 6 octobre.

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Nous avons demandé à tous les autres membres du conseil de Saint-Jérôme s’ils avaient participé à une telle rencontre. Nous sommes dans l’attente de réponses.

Une histoire qui ne veut pas mourir

On devine que beaucoup de citoyens de Saint-Jérôme préféreraient que les nouvelles concernant l’hôtel de ville portent sur des sujets plus enthousiasmants, car malgré le fait que l’administration Maher trébuche dans la politique partisane, plusieurs dossiers sont en cours et mériteraient une discussion publique.

L’arrivée prochaine des bacs bruns, les grands projets d’une bibliothèque, d’un écocentre, d’un nouveau garage municipal et d’un complexe sportif méritent d’être discutés dans un contexte d’ouverture et de transparence qui devrait être inclusif et rassembleur, tous des mots qui faisaient partie du programme de l’équipe en place.

Sans compter des enjeux de fond tels que le financement de la police, le rôle de capitale régionale de Saint-Jérôme, et l’état lamentable du réseau routier municipal, qui est non seulement sous-entretenu depuis trop longtemps mais qui souffre d’un manque de planification évident. Certains citoyens en sont rendus à dire qu’il faudrait refaire les rues avant d’aménager des jardins urbains, pour ne donner qu’un exemple.

Services locaux

Mais toutes ces considérations exigent que les citoyens fassent confiance à nos lois et nos institutions démocratiques. Bref, il faut que le système fonctionne. Et il faudra inévitablement faire la lumière sur les événements du 6 octobre 2017. Les citoyens ont le droit de savoir.

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