Élections, Politique

Un portrait de Normand Michaud, candidat du Parti conservateur du Québec à Saint-Jérôme

Normand Michaud est le candidat du Parti conservateur du Québec à l'élection du 1er octobre 2018.

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Je me suis assis avec Normand Michaud le 27 juin 2018. Je n’ai aucun lien de parenté avec lui. Je le connaissais pour lui avoir répondu en 2015, via la page Facebook de TopoLocal, que ce n’est pas parce qu’on ne l’aimait pas qu’on ne parlait pas de lui… Déjà à l’époque, on soupçonnait que pour lui, il y a de la politique partout.

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Assis au restaurant, trois ans plus tard, je constate que l’homme que je connaissais virtuellement est plus agréable à côtoyer «en vrai» qu’à lire sur un réseau social.

Services locaux

Il m’a parlé de lui et de sa conviction que le Québec serait bien servi s’il était gouverné par le Parti conservateur du Québec(PCQ). «On veut ramener les services aux citoyens et réduire la taille de l’État», résume-t-il en une phrase.

Il a aussi reconnu d’emblée son côté «revendicateur» et que si Marc Bourcier, Marguerite Blais ou Lucie Papineau pouvaient être députés, lui aussi!

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Des mondes parallèles

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Depuis notre rencontre, il a confirmé sa candidature à Élections Québec et plusieurs affiches à l’effigie du Parti conservateur sont visibles dans les rues de la ville.

Il y est aussi allé de plus de 80 commentaires, seulement sur des publications de la page Facebook TopoLocal Saint-Jérôme, parfois constructifs.

Services locaux

Parmi ceux-ci, M. Michaud n’était vraisemblablement pas heureux d’apprendre qu’il n’était pas admis sur la scène pour la Rencontre électorale organisée le 19 septembre par les médias, le Cégep de Saint-Jérôme, l’UQO et la chambre de commerce locale. Les règles étaient claires au départ: seuls les partis qui avaient des élus à l’Assemblée nationale seraient sur scène.

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Mensonge, mensonge et mensonge à la démocratie et à l’intelligence des gens de notre région en refusant le Parti conservateur du Québec.

Pour la soirée, on a finalement offert aux autres partis des kiosques à l’extérieur de la salle pour qu’ils puissent rencontrer le public avant l’événement. M. Michaud y était avec Annabelle Desrochers du Parti vert, Sylvie Brien de Citoyens au pouvoir et Christine Simon du NPD Québec.

Malgré nos ressources encore limitées, TopoLocal tente d’offrir une couverture juste et transparente à tous les candidats à l’élection, au moins dans la circonscription de Saint-Jérôme.

C’est pourquoi je publie ce texte qui fait état de mes interactions, réelles et virtuelles, avec le candidat du PCQ. Cela dans l’objectif d’offrir aux électeurs une vision plus précise que les photos et les noms des candidats sur leur bulletin de vote.

Les engagements locaux de M. Michaud

Installé à Saint-Jérôme depuis trente ans, Normand Michaud se dit un fier citoyen de cette ville, qui est aussi la circonscription dans laquelle il sollicite le vote des électeurs.

Il a dressé une liste de huit engagements qu’il aimerait concrétiser s’il est élu:

  1. Il invite le maire de Saint-Jérôme à rendre disponible un guide des projets futurs pour que les citoyens puissent questionner ceux-ci avant que la Ville dépose les demandes de subventions.
  2. Un accès gratuit en tout temps pour tous les citoyens de Saint-Jérôme au Parc régional de la Rivière-du-Nord.
  3. Il s’engage à étudier la mise en place d’un axe de circulation entre la rue Filion et la route 158 pour réduire le trafic.
  4. Il veut installer un tramway à énergie verte sur la route 117 pour la circulation vers le Nord, en collaboration avec les villes et le privé.
  5. Considérer l’établissement d’une plage au Parc du lac Jérôme, gérée par le privé.
  6. S’assurer d’obtenir les 440 M$ pour la revitalisation complète de l’hôpital.
  7. Récupérer 10 M$ auprès du gouvernement du Québec pour le financement de la police municipale.
  8. Rassembler les entreprises qui désirent investir dans des initiatives locales pour démontrer la «valeur réelle du comté».

Le Parti conservateur du Québec selon son chef, Adrien Pouliot

Seul parti de droite déclaré au Québec, il est disposé à «laisser l’économie décider» pour plusieurs champs de la société, en matière d’immigration entre autres, mais aussi de santé alors qu’on propose d’ouvrir les hôpitaux à de la sous-traitance, en faisant en sorte d’augmenter la productivité parce qu’on se retrouverait avec des «employés heureux qui restent».

Dans la même veine, le parti abolirait les commissions scolaires et baisserait le prix de l’essence.

«On est des gens de gros bon sens. Au Parti conservateur du Québec, on aime la concurrence», nous a dit son chef Adrien Pouliot en entrevue téléphonique.

Un autre exemple qui illustre cette vision: celui d’un rapport d’impôt unique pour les contribuables québécois. «Au lieu de demander à Revenu Québec de le faire au détriment du fédéral, on procèderait par appel d’offres! L’offre la moins chère pour le service, on la choisit!»

Le parti a plus de 100 candidats sur 125 circonscriptions au Québec, alors qu’il en présentait 59 lors des élections générales de 2014, récoltant 16 429 voix au total, soit 0,39% des 4 232 262 votes valides. «On essaie d’adopter une vision non-électoraliste pour bâtir le Québec de demain dans un Canada fort. Nos candidats sont des gens de qualité qui adhèrent à nos valeurs et qui sont impliqués dans leur communauté. Ils sont là pour les bonnes raisons», conclut-il.

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