Politique, Transport

Saint-Colomban veut se charger de la solution à la congestion des rues Saint-Nicolas, Lamontagne, etc.

Des panneaux indiquent une interdiction de tourner à droite sur la rue Lamontagne à partir de Saint-Nicolas. L'inverse est aussi proscrit pour le trafic de transit dans ce secteur à caractère résidentiel.

Les villes de Saint-Jérôme, Saint-Colomban et Mirabel travailleront ensemble à trouver une solution aux problèmes de circulation entre les rues Saint-Nicolas, Lamontagne et l’accès à l’autoroute 15.

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Par moments, surtout aux heures de pointe, la lourdeur de la circulation pèse sur la patience des automobilistes et incommode certains résidents. La population de l’ensemble des secteurs à l’ouest de la 15, dans les trois villes, augmente constamment. Des automobilistes de plus en plus nombreux utilisent des rues qui n’ont pas la capacité ni la vocation d’accueillir autant de circulation.

Chacune des villes acceptera de participer à 33% au coût d’une étude dans le but de déterminer des solutions.

Saint-Colomban veut prendre l’initiative

«Ça va prendre une solution qui respecte les besoins des deux autres villes partenaires, dit le maire de Saint-Colomban Xavier-Antoine Lalande, mais nous voulons prendre le leadership du projet parce que je crois que ce sont surtout nos résidents qui sont les plus affectés.»

D’ailleurs, lors de sa dernière assemblée de conseil, Saint-Colomban a décidé d’aller en appel d’offres pour donner la mandat à une firme spécialisée.

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Pour Mirabel, deux conditions

Pour le maire de Mirabel Jean Bouchard, c’est une bonne nouvelle. Déjà Mirabel, comme les autres villes, a accepté le principe de partage égal des coûts.

«Je n’ai que deux conditions, a dit Bouchard, je veux qu’on procède avec diligence, et je veux qu’on incorpore au projet le déplacement d’une ligne électrique sur Saint-Nicolas, un aménagement qu’on aurait dû faire lors d’un premier réaménagement de la montée Saint-Nicolas il y a quelques années.»

Dans le cas de Mirabel, ce sont essentiellement les résidents du secteur de Mirabel en Haut qui subissent les difficultés d’accès à la 15.

Une «longue discussion»

Lalande a d’ailleurs avancé l’idée le 11 juillet, lors d’une rencontre entre les maires de la région. Nous avons demandé au maire de Saint-Colomban si son vis-à-vis de Saint-Jérôme, Stéphane Maher, semblait partager cette solution. «Je ne sais pas, nous a confié Lalande. Il ne m’a pas répondu.»

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Le lendemain, Stéphane Maher nous affirmait en avoir «longuement discuté» avec Lalande mercredi à la suite de la rencontre.  Une longue discussion qui, selon le maire de Saint-Colomban, n’a tout simplement pas eu lieu.

On peut donc conclure que le dialogue n’est pas encore engagé fermement.

Pour le maire Maher, il serait souhaitable que Saint-Jérôme soit le maître d’oeuvre de l’étude puisque les travaux auraient lieu surtout sur le territoire de Saint-Jérôme. «Nous allons toutefois nous rallier à l’équipe le cas échéant», a-t-il ajouté.

Maher qualifie ses collègues de «Prix Nobel»

Il faut ajouter que le climat de confiance entre les maires pourrait possiblement souffrir de l’attitude du maire de Saint-Jérôme Stéphane Maher, qui a réservé à ses collègues de la MRC de la Rivière-du-Nord le même qualificatif qu’il a utilisé pour les citoyens qui saccagent les enseignes municipales.

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Sur un ton plutôt dérogatoire, il les a qualifiés de «Prix Nobel». Cela en pleine assemblée du conseil municipal, devant public, lors de la période de questions.

Une ou deux phrases plus tard, le maire revenait à des mots plus flatteurs à l’endroit de ses collègues, disant qu’il existait un «climat de collaboration» à la table de la MRC. Il ne s’est pas excusé pour ses propos précédents.

Maher nie ses propres propos

Par texto, TopoLocal a demandé au maire Maher s’il avait bien prononcé ces paroles et, le cas échéant, s’il comptait s’excuser d’avoir utilisé cette expression.

Après m’avoir fait remarquer que je n’étais pas présent dans la salle pour l’assemblée, alors que je lui demandais si, oui ou non, il avait utilisé l’expression «Prix Nobel», le maire Maher m’a écrit «jamais je ne ferai cela».

Cette vidéo, où le maire parle de ses collègues de la MRC en les qualifiant de «Prix Nobel», démontre le contraire.

Un «manque de respect»

Le maire de Saint-Colomban Xavier-Antoine Lalande a affirmé qu’il préférait «prendre avec sarcasme» les commentaires de Maher. «Je ne sais pas si c’est en hommage à l’inventeur de la dynamite, ou quoi…», a-t-il dit. Quand nous lui avons demandé s’il croyait que le langage public de M. Maher était approprié, il a ajouté: «Moi, en tout cas, je ne parlerais jamais comme ça…»

La conseillère Nathalie Lasalle, qui était présente au conseil ce soir-là, a dit que ce type d’allusion est indigne d’un maire qui prétend représenter les citoyens de Saint-Jérôme. «C’est un manque de respect évident envers ses collègues de la MRC. Les Jérômiens ne sont pas comme ça. Il va falloir demander aux gens des villes voisines de ne pas nous juger par rapport aux propos de notre maire», a-t-elle dit.

«Vous comprenez mieux maintenant pourquoi j’ai quitté son équipe», a conclu la conseillère municipale démissionnaire du parti du maire.

Charles Michaud
Cofondateur de TopoLocal, Charles Michaud a consacré 35 ans ans de sa vie professionnelle à l'information locale et régionale. On peut lui écrire à cm@topolocal.ca.

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