Contre le projet Optilab de Laval

Plusieurs employés syndiqués étaient devant l'Hôpital régional de Saint-Jérôme, le 24 novembre 2016.
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Plusieurs travailleurs de la santé s’opposent au projet Optilab, un projet de fusion de laboratoires médicaux. La fusion touche les laboratoires situés à l’hôpital de Saint-Jérôme, dont plusieurs emplois déménageraient à Laval. Selon eux, le projet créera des risques pour les patients ainsi que pour le personnel.

Un groupe de syndiqués et de sympathisants manifestaient le jeudi 24 novembre devant l’Hôpital régional de Saint-Jérôme, saupoudrés par une des premières chutes de neige de l’hiver.

Le projet prévoit de regrouper l’analyse de la plupart des prélèvements dans un laboratoire-serveur situé à Laval. Il touche des technologistes médicaux, infirmières, préposés et agents administratifs, dont le lieu de travail changera.

Moins d’expertise sur place

La fédération syndicale estime que le projet comporte des risques et qu’il va entraîner la perte d’une expertise dans les laboratoires des hôpitaux. Pourquoi centraliser quand le personnel du laboratoire est sur place à l’hôpital de Saint-Jérôme pour répondre aux besoins des patients et assister le personnel soignant?, demande le syndicat.

Des craintes

Ils affirment ainsi que le projet, qui est selon eux une «lubie centralisatrice» du ministre de la Santé Gaétan Barrette va faire diminuer les services à la population et leur accessibilité.

La fédération craint la perte d’échantillons en cours de transport, de même que les retards potentiels qui rendraient certains échantillons impossibles à analyser.

La manifestation tenue à Saint-Jérôme faisait partie d’un mouvement de l’ensemble des syndiqués qui travaillent dans le secteur des analyses médicales, puisque des projets similaires existent partout au Québec.

Réduire les coûts

À la défense du projet, le ministre Barrette a maintes fois fait valoir que le projet vise à réduire les coûts d'opération et de modernisation des laboratoires. Il ne partage pas les craintes des syndicats.

À de nombreuses reprises, il a rappelé que beaucoup d'échantillons médicaux au Québec voyagent déjà. Il a aussi évoqué le cas du Manitoba, où la grande majorité des échantillons médicaux sont transportés à Toronto pour analyse.

Pour en savoir plus sur le projet tel que présenté par le gouvernement, cliquez ici.

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