Alerte rouge de 28 jours pour Saint-Jérôme, Sainte-Sophie, Saint-Colomban, Prévost, Saint-Hippolyte, Mirabel et les Basses-Laurentides à partir du 1er octobre
Le premier ministre du Québec François Legault a annoncé en fin de journée lundi que le palier d'alerte passerait au rouge, le niveau maximal, à partir du 1er octobre pour une période de 28 jours.
Le niveau d'alerte rouge s'applique aux régions de Montréal, Québec et Chaudière-Appalaches, incluant la Communauté métropolitaine de Montréal, ou le grand Montréal. Cette définition a été élargie la semaine dernière à la MRC de la Rivière-du-Nord qui inclut les villes de Saint-Jérôme et les environs, soit Prévost, Saint-Hippolyte, Sainte-Sophie et Saint-Colomban.
On demande à tous ceux qui habitent ces territoires de ne plus s'inviter d'une maison à l'autre et de rester chez eux, autant dans les domiciles que d'autres milieux de vie, comme les résidences de personnes âgées, par exemple. Les écoles restent ouvertes et la majorité des emplois devraient être maintenus.
Les salles à manger de restaurants seront fermées, avec la possibilité de livrer et de prendre des commandes pour emporter. Les bars, cinémas, bibliothèques, salles de spectacles, musées et salons de jeux doivent être fermés.
Les salons de soins personnels et les centres de conditionnement physique, comme la grande majorité des commerces de détail, peuvent continuer leurs affaires.
Les territoires qui restent en zone orange dans les Laurentides, soit Lachute et le nord de la région à partir de Piedmont, doivent limiter leurs visites à six personnes. Les établissements fermés en zone rouge restent ouverts, en zone orange.
Les détails du gouvernement du Québec à propos des paliers: zone rouge (Palier 4) et zone orange (Palier 3)
Prêts pour la deuxième vague, le moment le plus important pour faire attention
En conférence téléphonique mercredi, Dre Marie-Ève Thériault, adjointe au directeur de santé publique des Laurentides, a indiqué que ce changement de palier est fait de façon préventive. « Le mot d'ordre est de garder les enfants à l'école et les parents au travail, en plus de protéger les personnes vulnérables. »
Le directeur de santé publique des Laurentides, Dr Éric Goyer, est confiant dans les moyens à sa disposition pour prévenir et contenir les éclosions de COVID-19 actuelles.
« En termes de mécanique, de notre capacité à débarquer dans un milieu et tester tout le monde, on est mieux équipés qu'on ne l'était au printemps », dit-il.
« Mais on sent une fatigue chez les gens, l'importance pour eux d'avoir des liens sociaux. En ce moment, on a vraiment la capacité de prévenir des hospitalisations et des décès, en continuant de respecter les règles: porter un couvre-visage, rester à distance et limiter nos contacts. C'est peut-être le moment le plus important », dit-il.
La région des Laurentides comptait un total de 224 cas actifs de COVID-19 pour 620 000 habitants, le gros de sa population étant concentré au sud, là où on dénombre aussi le plus de cas. Depuis le début de la pandémie, ce sont 4707 personnes qui ont officiellement contracté le virus.
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À ce sujet, le Dr Goyer a tracé un portrait générique des éclosions de l'automne, comparée à celles du printemps. «Les contacts sont plus nombreux. On a de petites éclosions dans des situations de soins personnels, de socialisation avant ou après des tournois sportifs, ou dans des écoles. Il s'agit de personnes positives à la COVID-19 qui ont finalement été en contact avec bien plus qu'une dizaine de personnes. Au printemps, les contacts étaient très limités, cela facilitait le travail d'enquête. »
Dans les écoles, on estime que la situation est sous contrôle. On dénombrait mercredi matin 9 éclosions, d'un minimum de 2 à jamais plus que 10 cas, sur 171 écoles du territoire des Laurentides. Dans la MRC de Rivière-du-Nord, l'école primaire du Grand-Héron à Sainte-Sophie, la semaine dernière, et l'école secondaire Saint-Stanislas à Saint-Jérôme, ont toutes deux fait l'objet de dépistages massifs, afin de contrôler la situation.