Lieux, Personnes

Dernière session pour les étudiants de la rue Labelle

Trois propriétés qui feront place à des jardins urbains sur la rue Labelle seront détruites dans les mois qui viennent, au centre-ville de Saint-Jérôme.

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La Ville de Saint-Jérôme prévoit commencer les aménagements en 2018 et l’année 2017 sera consacrée à dégager l’espace nécessaire dans le but avoué de «redonner la rivière aux citoyens».

À terme, ce sont une trentaine de résidents qui devront se trouver un nouveau logis, en plus du restaurant La Maison Tao. Les trois propriétés cumulent des valeurs aux environs de 1,5 M$. Pour amorcer des travaux à l’été, il était nécessaire pour la Ville de commencer les procédures légales ces dernières semaines.

«Il ne devait rien se passer là avant le mois de juin. Les avis vont être modifiés pour que la prise de possession ne puisse pas avoir lieu avant la fin mai, début juin», nous a confirmé mercredi l’adjoint exécutif du maire de Saint-Jérôme, Simon Geraghty.

Services locaux

Une lettre complexe

Il faut dire que la situation était devenue populaire sur Facebook ce mardi soir, à cause du message d’un étudiant qui n’avait pas réussi à trouver de réponses à l’avis qu’il venait de recevoir par huissier, la veille.

«Quand j’ai reçu l’avis, j’ai tenté de joindre le département des expropriations à la Ville de Saint-Jérôme et le bureau d’avocats qui s’occupe du dossier, sans succès. Le lendemain, on a décidé de publier notre histoire sur Facebook pour voir si quelqu’un nous viendrait en aide», raconte Simon McNamara, qui loge avec une dizaine d’autres étudiants dans la maison de chambres du 334 rue Labelle.

«On ne cherchait pas à faire de scandale ou à faire pitié, on voulait seulement des réponses», ajoute l’étudiant en techniques informatiques du Cégep de Saint-Jérôme, qui ne s’attendait pas à un tel volume de répliques et de commentaires.

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La publication originale qui raconte son histoire a été partagée plus de 2500 fois sur une des Pages où il a envoyé son message. Il a plus tard fait paraître l’avis qu’il a reçu par un huissier et la Ville de Saint-Jérôme a répondu qu’il n’était pas évincé de son logement, comme il le craignait au départ, et qu’il aurait tout le temps de terminer sa session sans avoir à déménager, ce qu’il avait aussi compris grâce aux commentaires de la communauté et les personnes consultées depuis lundi.

«On voulait être certains qu’on n’aurait pas besoin de quitter en pleine mi-session, ou de se retrouver sans logement alors qu’on prépare des examens. Certains étudiants viennent d’Abitibi ou de France et c’est plus compliqué pour eux de se trouver un endroit à court terme», ajoute M. McNamara.

Une conséquence imprévue de cette intervention est la solidarité dont certaines personnes ont fait preuve, spontanément. «Des gens qui habitent à proximité nous ont offert des chambres ou des logements pour nous dépanner jusqu’à la fin de la session, si ça devenait nécessaire. J’ai été surpris de leur générosité.»

Maintenant qu’il sait qu’il pourra terminer sa session sans avoir à déménager, M. McNamara ne sait pas s’il retourne à Gatineau pour l’été ou s’il reste à Saint-Jérôme. «Je cherche un stage rémunéré en informatique pour l’été. Si j’en trouve un ici, il se pourrait bien que je reste dans le coin.»

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