Votez vert, disent les Verts
Sept jours avant le vote du 19 octobre, trois candidats du Parti vert des environs étaient réunis mardi matin à Mirabel, sur une terre où passera le pipeline Énergie Est.
Menés par Joey Leckman, le candidat de Rivière-du-Nord, ils tenaient à rappeler l'importance d'un vote pour leur parti dans l'éventualité d'un gouvernement minoritaire.

«Peu importe qui formera le gouvernement, le pouvoir sera dans les mains de l’opposition. J'invite les gens à respecter leurs convictions et à voter en faveur de la qualité de l'air et de l'eau», dit Joey Leckman.
À propos du pipeline Énergie Est
En ce qui a trait au tracé actuel, il faudra déboiser sur 35 mètres de largeur pour installer le tuyau dans le sol, ce qui représente 50 hectares de couvert forestier, seulement à Mirabel.
«J’ai peur. J’ai peur. J’ai très très peur, dit M. Leckman. C'est comme si on assumait notre dépendance au pétrole, partout au Canada. Le pétrole qu'on transportera sera raffiné à l'extérieur du pays», ajoute-t-il en précisant qu'il y a plus d'emplois en ce moment au Canada dans les énergies renouvelables que dans les combustibles fossiles.
«On dit partout qu'on ne peut pas se passer des revenus du pétrole, mais combien coûte un désastre? On ne le sait pas», termine-t-il.

Déçu du NPD
Le candidat se dit déçu de la position du NPD sur la question. «Ils se basent sur l’acceptabilité sociale, sur les répercussions possibles sur l’environnement et sur les retombés économiques pour donner ou non leur accord à Énergie Est.»
Le candidat se questionne à savoir si le fait de signer un chèque aux propriétaires des terres sur lesquelles le pipeline sera construit est un critère d’acceptabilité sociale. «Le problème, c’est qu’un déversement toucherait tout le monde, pas seulement ceux qui ont reçu de l’argent.»

La part verte du Québec

José Núñez-Melo, député sortant du NPD, écarté lors de l’investiture en vue des élections actuelles, se présente désormais dans la circonscription de Vimy à Laval pour les Verts.
Il a tenu à souligner que son nouveau parti avait «une position ferme contre le pipeline» et que son camp tenait à élire au moins 4 députés au Québec. Ainsi, la province ferait sa part dans l'atteinte par le Parti vert du seuil de 12 députés pour devenir un parti politique reconnu et bénéficier d'un financement plus important.
