Saint-Jérôme a fêté avec Charlebois
Lâchez Montmartre et sa vielle butte
Les invalides et leur vieux dôme
Lâchez-moi Paris, deux minutes
Et parlez-moi de Saint-Jérôme
(extrait des paroles de Saint-Jérôme, - Réjean Ducharme/Robert Charlebois )
En fait, le titre de la chanson est Une ville bien ordinaire.
Mais les citoyens de la ville n'auront aucun mal à se décrire ainsi, pour autant qu'on admette que Saint-Jérôme est ordinaire comme Robert Charlebois.
Du haut de ses 72 ans, le populaire chanteur a démontré une fois de plus pourquoi ses airs font partie du patrimoine québécois.
Il a soulevé une foule enthousiaste (et pas du tout grisonnante) le 23 juin lors du spectacle de la Fête nationale, sur les terrains de l'École polyvalente.
Soirée extraordinaire

Plusieurs milliers de personnes ont assisté au spectacle, attirés autant par l'artiste de renom que par une soirée d'été parfaite. Charlebois a été précédé sur scène par son fils Jérôme ( né à l'hôpital de... Saint-Jérôme).
La prestation de ce dernier a été à la hauteur de son illustre nom de famille, et de son prénom si familier. Il s'est d'ailleurs joint à son père pour une version endiablée de la chanson Les ailes d'un ange.
Une pour Pierre Lalonde
Charlebois a enfilé les succès durant près de deux heures, au grand plaisir de l’assistance. Des chansons connues, populaires, dont les gens connaissaient à peu près tous les airs et les paroles. Évoquant C'est le temps des vacances, il a aussi tenu à interpréter Demain l'hiver en hommage au jérômien d'origine mais surtout chanteur de charme Pierre Lalonde, décédé à peine deux jours avant le spectacle.
Évidemment, il a fait Une ville bien ordinaire. Un véritable voyage dans le temps pour ceux qui se souvenaient des lieux et des images des années 1970 évoqués dans la chanson.

Il faisait beau, et, une nouveauté cette année, il y avait de la bouffe sur le site, avec la présence de camions de cuisine de rue et de kiosques de restaurateurs. L'un d'eux rencontré sur le site, le chef Jian Carlo Farella du restaurant Ibiza au centre-ville, s'est dit enchanté de l'expérience et de l'accueil du public.
Après le spectacle, lors du moment plus solennel de la célébration, le président de la Société nationale des Québécois(SNQ) des Laurentides Gilles Broué a livré le traditionnel discours patriotique qui, cette année, empruntait les mots d’artistes et de personnalités québécoises, de Gilles Vigneault à Fred Pellerin, en passant par Gaston Miron, Pierre Falardeau et René Lévesque.
Évidemment, la soirée s'est terminée par un feu d’artifice longuement applaudi.

