Par où pointe ma boussole électorale? D’abord, congédier Vision Saint-Jérôme
L’élection qui vient à Saint-Jérôme met en cause plusieurs enjeux importants pour l’avenir, mais il y a une dimension de cette élection qui est d’une grande simplicité.
Il est indispensable que Saint-Jérôme se débarrasse de toute trace du parti Vision Saint-Jérôme. Par conséquent, la population doit se mobiliser pour montrer la porte à Janice Bélair-Rolland et à toute l’équipe qui l’entoure.
Les efforts de Madame Bélair-Rolland pour tourner la page et renier l’époque Maher sont risibles. On comprend son allergie à aborder la question: c’est en expulsant Mario Fauteux que Maher a offert à la mairesse une passe gratuite vers son poste actuel.
C’est une raison suffisante pour espérer que les citoyens se rendent voter en grand nombre. Il y a quatre ans déjà, la gangrène morale et la cupidité politique du parti Vision ont dépassé les bornes. Stéphane Maher a expulsé Mario Fauteux et André Marion de son parti en leur offrant sans sourciller une sorte de buffet gratuit de postes honorifiques et d’emplois publics de leur choix. Deux de ses lieutenants les plus importants, Gilles Robert et Benoit Beaulieu, étaient avec Maher ce jour-là. Ils ont écouté Maher jouer au petit parrain politique sans lever le petit doigt.
Or, le triste manège de Maher a eu deux conséquences importantes.
D’abord, il a ouvert bien grande la porte à deux candidates qui ont été élues sans peine dans les sièges laissés vacants par Fauteux et Marion. Des sièges dans lesquels se sont glissées Sophie Saint-Gelais et Janice Bélair-Rolland, sans le moindre remords.
Deuxième conséquence, le courageux combat mené par Fauteux et Marion a fait condamner Maher pour manoeuvres électorales frauduleuses. Il a été destitué de son siège suite à un jugement de la Cour du Québec. Fait important à noter, l’essentiel du jugement repose sur le fait que la juge n’a à peu près rien cru du témoignage de Maher. Encore un maire de Saint-Jérôme dans les manchettes!
Toute cette saga, qui a duré trois ans, s’est déroulée dans le silence assourdissant du reste de son parti, transformé en chorale muette, avec les voix éteintes de François Poirier, Bernard Bougie, Chantal Lambert, Janice Bélair-Rolland, Gilles Robert, Érik Bak, Sophie Saint-Gelais, Mylène Laframboise et Benoit Delage. Avec l'élection qui arrive, on peut se questionner sur les candidats et candidates qui ont joint les rangs de Vision Saint-Jérôme. Comment peuvent-ils endosser un tel historique?
Ce bilan à lui seul est suffisant pour exclure d’emblée tous les candidats de Vision Saint-Jérôme. Le passage erratique et souvent improvisé de Janice Bélair-Rolland à la mairie ces derniers mois ne fait que confirmer cette situation.
Elle a commencé son règne en essayer de forcer la main de Lion Électrique pour que l’entreprise, un futur fleuron de Saint-Jérôme, installe son usine dans un lieu qui ne répond pas à sa vocation. Elle a enchaîné en déroulant un luxueux tapis rouge aux promoteurs immobiliers et en obligeant des fonctionnaires municipaux à produire une vidéo faisant l’apologie du développement, pour ensuite virer à 180 degrés et récemment s’être convertie à l’idée d’un moratoire sur les projets de développement.
Chemin faisant, elle s’est aliéné plus de la moitié des maires des municipalités voisines. Elle a maintenu le flou entourant le poste d’adjoint exécutif du maire, qui, dans la plus récente version de la réalité Bélair-Rolland, ne relève pas d’elle. Le tout assaisonné d’une généreuse dose de selfies où ses changements de costume s’enchaînaient à la vitesse d’un théâtre de boulevard. Il faut espérer que son dernier geste public, alors qu’elle a carrément censuré les propos de la conseillère Nathalie Lasalle pour mettre fin à une assemblée qui la mettait dans l’embarras, soit, justement, l’un de ses derniers gestes publics. Ce serait particulièrement approprié.
Une relève enthousiasmante
Reste que les électeurs doivent faire un choix le 7 novembre. Fort heureusement, il y a de nombreux candidats de qualité sur les rangs. D’entrée de jeu, il faut rendre hommage à ces gens qui ont le courage de s’avancer sur la place publique et de demander la confiance de leurs concitoyens.
J’ai déjà indiqué, dans un segment vidéo de TopoVocal, dans quelle direction pointe ma propre boussole électorale dans chacun des districts. Même si Vision Saint-Jérôme n'est pas une option sérieuse, les résidents de certains secteurs auront des choix déchirants à faire. Mais je vous invite, chers lecteurs, à faire un choix réfléchi. Il reste énormément de candidats de grande qualité sur les rangs. On sait déjà que le choix reflètera la volonté de la majorité: c'est l'assurance qu'offre la démocratie.
Parmi les candidats qui se détachent du lot et qui ont une feuille de route qui permet de juger de leur conduite, il faut mentionner André Marion, Mario Fauteux et Nathalie Lasalle, qui ont courageusement tenu tête à Maher et son régime. Ils sont à mon humble avis incontournables.
Pour les autres, je vous encourage à lire les programmes, à regarder les vidéos, et à choisir des gens qui vous ressemblent ou, encore mieux, à qui vous voudriez ressembler. Les citoyens de Saint-Jérôme ont d’abord et avant tout besoin d’un conseil qu’ils peuvent regarder avec respect, qui leur parle avec transparence et clarté, qui soit au service du bien commun, et qui soit capable d’inviter toute la ville à reprendre un nécessaire dialogue sur les choix que nous ferons pour l'avenir.
Et à la mairie...
Dans l’ensemble, les programmes des partis municipaux sont rarement très différents. C’est normal: n’oublions pas que l’essentiel des activités d’une ville, c’est de fournir de l’eau et d’évacuer les eaux usées, d’enlever les ordures, d’entretenir et de déneiger les rues, et d’assurer la sécurité du public. C’est déjà plus de 90% du budget. Même la gratuité du transport en commun, un grand changement qui est enfin arrivé ( et qui aurait été avant-gardiste... il y a 10 ans ) représente moins de 1% du budget de la Ville. D’ailleurs, la gratuité du transport en commun fait consensus.
Le Mouvement jérômien a un programme exceptionnellement articulé et intelligent, et des idées innovantes qui, franchement, sont porteuses d’espoir. C’est le programme le plus avant-gardiste, ce qui signifie aussi qu’il est le moins réalisable.
Marc Bourcier et son équipe ont choisi un programme qui colle de près à la population, particulièrement aux Jérômiens enracinés. Avenir Saint-Jérôme n'est pas en reste non plus sur le plan de l'audace, car l’ambition de son groupe de faire abstraction de la ligne de parti, un changement réel de culture politique, est déjà en soi une révolution.
À la mairie, ce n’est pas de l’âgisme que de souligner la très courte expérience politique de Marc-Olivier Neveu, qui, à mon regret, n’est pas candidat à un poste de conseiller. Il faut bien avouer que ses chances de victoire sont minces. S’il advenait que je me trompe, ou qu’il cause une surprise, Saint-Jérôme fera les frais d’une inévitable courbe d’apprentissage.
Entendons-nous, Neveu est un candidat intègre, intelligent et singulièrement motivé. J'ajouterais même qu'il sera un excellent maire... un jour. Il a soulevé avec pertinence et conviction qu’il pourrait, s’il était élu, compter sur l’expérience des membres de son équipe, ce qui est vrai.
Mais ce sont toutes des qualités que possède aussi Marc Bourcier, dont l’expérience est plus étoffée, et qui a été conseiller municipal et député. L’expérience de Marc Bourcier lui procure un ascendant qui sera nécessaire pour faire les virages qui s’imposent. Ce qui fait de lui le candidat le mieux qualifié.
Il en revient à nous tous de choisir, par notre volonté!