Marc Bourcier confirme qu'il ne sera pas candidat à la mairie en 2025

Marc Bourcier confirme qu'il ne sera pas candidat à la mairie en 2025
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Marc Bourcier a confirmé jeudi le 12 décembre ce qu’il avait annoncé dès 2021: il ne sollicitera pas de deuxième mandat à titre de maire de Saint-Jérôme. Bourcier en a fait l’annonce en s’adressant aux employés de la ville, rassemblés en soirée pour leur traditionnel souper des Fêtes. « Je tenais à l’annoncer en priorité aux employés de la ville, par respect pour le travail qu’ils accomplissent pour les citoyens » a-t-il dit.

Une annonce anticipée

Compte tenu de son engagement électoral de 2021 et de sa promesse de clarifier sa situation « avant l’hiver, » la date choisie pour son annonce s’explique. Malgré tout, beaucoup de sympathisants du maire auraient souhaité qu’il demeure en poste encore 4 ans. Les réalisations de son conseil et la situation de la ville laissent croire qu’il aurait facilement pu obtenir un nouveau mandat des électeurs.

Un conseil d’indépendants

Il faut rappeler que l’intention de Marc Bourcier en 2021 était de créer un conseil composé de conseillers indépendants, libres de toute ligne de parti. Un engagement qu’il avait pris tout en disant qu’il ne ferait qu’un seul mandat. Malgré tout, c’est une équipe que Marc Bourcier et ses alliés ont présenté en 2021, sous le nom d’Avenir Saint-Jérôme. Il faut dire que la loi électorale offre des avantages aux candidats qui se présentent en équipe, qui peuvent alors mettre en commun les dépenses administratives que les candidats doivent encourir pour satisfaire à la loi. Il en est de même du remboursement de certaines dépenses électorales. Les conseillers d’Avenir Saint-Jérôme étaient donc liés par des intérêts tout aussi financiers que politiques.

La maison est en ordre, mais…

Bourcier dresse un bilan positif de son passage à la mairie ainsi que des décisions qui sont encore à venir. Le budget 2025 avec sa hausse de taxes relativement modeste, le niveau de la dette, la marge de manoeuvre financière que la ville s’est donnée sont des excellents gages pour l’avenir. Il reconnaît sans détour que ce bilan est l’oeuvre de l’ensemble du conseil, sans partisannerie ni ligne de partis, insiste-t-il.

« Le vent a tourné du bon bord» a dit celui qui a été élu sous le thème «réparer Saint-Jérôme». Il mentionne que Saint-Jérôme a doublé et doublera encore le budget annuel consacré à la réparation et l’entretien des infrastructures, notamment les chaussées partout sur le territoire. Ces dernières, précisera-t-il, ont été laissées dans un état lementable par des conseils précédents désireux de grossir leur capital politique en gelant les taxes.

« Ma mission ( à la suite de la débâcle de Stéphane Maher et de Vision Saint-Jérôme, ) c’était de redonner confiance, de refaire notre image et de rebâtir notre crédibilité, voire notre notoriété, avec des priorités claires et des formidables projets. Il a cité « plusieurs projets de construction partout en ville, respectueux de notre volonté de densifier notre population, tout en sécurisant les espaces publics, et une bienveillance dans la lutte à l’itinérance, notamment par le soutien au projet de La Hutte.»

« Notre magnifique patinoire réfrigérée couverte des Canadiens, les trois ans du camp d’entraînement des Alouettes de Montréal et la visibilité qu’ils engendrent, une programmation estivale riche et gratuite et la mise en valeur du Kilomètre zéro de la piste cyclable du Train du Nord suscitent de beaux commentaires! La création de notre Centrale des affaires, la densification accrue du centre-ville, la construction imminente du Centre de formation en innovation, une nouvelle caserne de pompiers dans le secteur Bellefeuille, la future bibliothèque municipale Desjardins au centre-ville, la transformation du vieux dépotoir en parc naturel équipé d’un terrain de baseball, un futur garage municipal, voilà autant de projets dont je suis fier! »

Enfin, il se réjouit de « l’acquisition prochaine » des voies ferrées abandonnées du côté ouest de la Rivière du Nord, jadis propriété du CN, qui permettra de relier l’est et l’ouest de la ville par un réseau cyclable dédié.

L’échec de la « politique autrement »

« J’avais un idéal en me lançant en politique: je voulais démontrer qu’il était possible d’instaurer une politique plus belle, plus vraie, plus juste et plus noble. Et surtout sans ligne de parti. Je n’aurai réussi que partiellement, mais j’aurai au moins la satisfaction d’avoir essayé,» a-t-il conclu, insatisfait des écarts électoralistes qu’il décèle déjà dans les interventions de certains conseillers.

Il quittera donc à la fin de son mandat, dit-il, autant par principe que pour consacrer plus de temps à sa famille et sa santé. Mais il a aussi révélé ce dont plusieurs se doutaient bien. Dans un récent sondage les citoyens de Saint-Jérôme se sont dits satisfaits à 70% de son travail à la mairie. Une donnée qui laisse supposer qu’il aurait été réélu en novembre 2025. « C’est une touchante marque de confiance. Soyez assuré que j’en serai digne. La politique autrement que j’ai toujours pratiquée, c’est celle de la franchise et de la noblesse, sans jamais rien attendre en retour.»

« Ce fut un privilège de diriger cette ville que j’aime tant, a-t-il conclu, celle où ma famille aura vécu toute sa vie, la ville la plus belle du Québec. »

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