Des prix entre 27 M$ et 31 M$ pour le futur complexe multisports de Saint-Jérôme
Le projet de construction d'un complexe multisports à Saint-Jérôme a franchi une nouvelle étape le mardi 17 novembre, date limite de dépôt des soumissions pour la construction de l'édifice, qui sera situé à proximité de l'aréna régional.
Au total, huit entreprises ont soumis des prix. Le plus bas soumissionnaire est la firme Groupe CIBS, dont le siège social est à Mirabel. Le proposition de CIBS s'élève à 26 679 161$. Groupe CIBS appartient à 9356-0175 Québec Inc., une compagnie dont l'actionnaire majoritaire est un entrepreneur de Québec, Alexandre Papin.
Parmi les autres soumissionnaires liés à la région, on compte Consortium M.R. Canada, propriété de Michel Raymond de Saint-Sauveur et Tisseur Inc., propriété de l'homme d'affaires Yannick Tisseur, de Val-David.
La valeur des offres déposées à la Ville varie entre 26,7 M$ et 31,5 M$. Le contrat sera vraisemblablement octroyé dès que Saint-Jérôme aura terminé l'analyse des propositions.
Un projet qui a soulevé la controverse
L'ex-conseiller municipal et ex-député de Saint-Jérôme Marc Bourcier a fait quelques sorties publiques pour s'opposer au projet, qu'il juge trop coûteux. Bourcier a affirmé que la surface de soccer pleine grandeur ( pour le soccer à 11 ) était superflue, citant une étude que la Ville de Saint-Jérôme a fait effectuer par la firme BC2. Il est ensuite revenu à la charge pour dire que s'il existait un réel besoin pour un terrain de cette superficie et que la solution devrait passer par une entente avec l'Académie Lafontaine, une école privée située à Saint-Jérôme qui n'aurait qu'à investir 4M$ pour augmenter la superficie de son soccerplex existant. Les conseillères indépendantes Nathalie Lasalle et Johanne Dicaire s'étaient aussi opposées au projet.
Pour sa part, le conseiller Benoit Beaulieu, qui siège lui aussi comme indépendant, est un défenseur du projet, qui répond quant à lui à des besoins importants de la population.
L'administration Maher a toujours maintenu son intention d'aller de l'avant avec le projet. La Ville avait d'abord fait adopter en 2019 un règlement d'emprunt de 25 M$ et en a adopté un second, de 8 M$ supplémentaires, à l'été 2020. Le maire n'a jamais vraiment voulu entendre parler d'un projet plus modeste. À l'époque où il croyait que le coût total serait de 25M$, Stéphane Maher avait d'abord dit que le projet s'autofinancerait à 50% grâce à une subvention de 7M$ et à des économies projetées de 5M$. Cependant, il n'a jamais présenté une étude coûts-bénéfices pour justifier cette affirmation.
Le projet a quand même subi des modifications depuis sa naissance. D'abord présenté par la ville comme un projet « signature » dont l'architecture misait sur une charpente de bois, l'édifice sera nettement plus conservateur sur le plan de l'esthétique et sera pour l'essentiel une structure d'acier plutôt anonyme, un choix qui découle d'une volonté d'en réduire le coût.

