Le député Marc Bourcier en quête d'un deuxième mandat en 2018 dans Saint-Jérôme
Marc Bourcier sollicitera un deuxième mandat comme député de Saint-Jérôme aux élections générales de 2018.
Selon la loi sur les élections à date fixe, en vigueur depuis 2013, a date la plus tardive de votation en 2018 serait le 1er octobre.
Mais cette date n'est pas absolue. Le premier ministre Philippe Couillard conserve toujours le privilège de déclencher des élections générales à un moment qu'il juge opportun. Ce fut d'ailleurs le cas à la dernière élection générale, déclenchée par Pauline Marois en mars 2014.
Il faut dire cependant que Philippe Couillard a déclaré au printemps de cette année qu'il ne voyait pas de raison de devancer l'élection, ce qui laisse croire que le vote sera bel et bien tenu à l'automne 2018, à moins d'imprévus.
Fier de son bilan
Le député de Saint-Jérôme a profité du premier anniversaire de son élection pour annoncer son intention d'être candidat de nouveau et dire qu'il est fier du travail accompli.
«Je voulais être un député présent et mon bilan démontre que j'ai tenu parole», a dit M. Bourcier devant un peu plus d'une centaine de supporteurs réunis dans un restaurant du centre-ville.
Alors qu'il fait le décompte des subventions versées à des organismes, des visites à des événements, des cas d'aide individuelle à des individus aux prises avec l'appareil public, Marc Bourcier a aussi rendu un hommage bien senti à son équipe de la circonscription de Saint-Jérôme qui, a-t-il ajouté, partage avec lui le désir de «mettre les citoyens au centre des priorités de son travail».

Le test de l'investiture
Évidemment, Marc Bourcier doit d'abord obtenir l'investiture de l'association péquiste de la circonscription de Saint-Jérôme, ce qui ne sera qu'une simple formalité selon toute évidence.

D'ailleurs, il a fait son annonce entouré de plusieurs des militants les plus actifs de la circonscription et il a pu compter sur l'appui bien senti de ses collègues députés Maka Kotto et Mathieu Traversy, ainsi que de l'ex-député de Saint-Jérôme Pierre Karl Péladeau qui s'est arrêté quelques moments pour prendre la parole et encourager les militants.



Les sondages
Beaucoup des interventions des orateurs ont tourné autour de l'importance de travailler fort et de ne pas tirer de conclusions hâtives à la lumière des résultats et tendances des sondages récents, qui sont franchement défavorables au PQ.
Soucieux de tenir des propos positifs, les divers porte-parole ont d'ailleurs fourni une quantité d'exemples où les résultats ont démenti les sondages.
Malgré la prudence et le réalisme de ces propos, la grande majorité des militants rencontrés sur place étaient enthousiastes et n'avaient aucune hésitation à reconnaître qu'il est encore beaucoup trop tôt pour tirer des conclusions.

Pas d'adversaires à l'horizon...
Bien qu'il soit trop tôt pour tracer un portrait de la prochaine course au titre de député de Saint-Jérôme, on peut déjà deviner qu'elle ne ressemblera en rien à la course remportée par Marc Bourcier le 5 décembre 2015.
Bourcier avait alors défait son plus proche rival, le caquiste Bruno Laroche, par une dizaine de points de pourcentage alors que la candidate libérale Naömie Goyette dépassait tout juste le la marque de 10%. Le candidat de Québec solidaire, Marcel Gosselin, avait obtenu 5% des voix.
Du côté de la CAQ, alors que plusieurs sympathisants s'attendaient à recruter des candidats parmi les maires de la région, le maire de Saint-Hippolyte Bruno Laroche, considéré par plusieurs comme un candidat potentiel dans la nouvelle circonscription de Prévost, s'est déjà formellement engagé à compléter le mandat à la mairie qu'il vient tout juste d'obtenir.
Quant à Stéphane Maher, le maire de Saint-Jérôme, il a lui aussi laissé entendre qu'il ne serait pas intéressé, même si plusieurs croient encore à sa candidature possible.
On sait par ailleurs que les libéraux sont toujours à la recherche d'un candidat.