Des « citoyens actifs » qui veulent faire revivre le Vieux-Bellefeuille
Bellefeuille est aujourd'hui un secteur de Saint-Jérôme, mais avant la fusion de 2002, le nom désignait une ville complètement autonome, qui avait son hôtel de ville, sa caserne de pompiers, son école, son église et toute une gamme d'activités qui réunissaient les gens du voisinage immédiat.
Avant le milieu des années 1960, l'endroit s'appelait Rivière-à-Gagnon. Le coeur du village de Bellefeuille, fondé en 1966, se trouvait à l'angle du boulevard de la Salette et de la rue des Lacs. Il fut même une époque où le village avait un petit aéroport et une des rares piscines intérieures de la région. Les résidents du village y faisaient l'essentiel de leurs achats courants tout près de chez eux, à quelques pas.
Évidemment, la vie a changé depuis ce temps. Bellefeuille est devenue synonyme de son secteur plus urbain, ponctué de condos et de rangées de bungalows agglutinés à proximité de l'autoroute 15. L'accès à ce secteur est régulièrement un casse-tête de circulation.
Le noyau de l'ancienne ville est encore là, mais les grandes surfaces qui attirent l'essentiel de l'activité commerciale sont à 50 minutes de marche. Pour les familles, la bibliothèque est à 35 minutes à pied, accessible via une route qu'aucun parent ne songerait à laisser ses enfants utiliser. Les jeux d'eau, l'aréna régional et le futur complexe sportif sont à presque deux heures de marche. Même y conduire les enfants en auto est un trajet d'une vingtaine de minutes.

Malgré tout, bien des gens qui y habitent ont choisi le secteur pour sa tranquillité, ainsi que sa proximité avec la nature. Sans doute que plusieurs familles y sont aussi attirées par le prix plus accessible de certaines propriétés.
Depuis quelques semaines, un groupe de citoyens veut redonner vie au secteur. Le groupe veut regrouper les initiatives des citoyens désireux de revitaliser et de réinventer le noyau du Vieux-Bellefeuille et mettre sur pied un organisme à but non-lucratif qui aura pour mission de réaliser ces projets.
Alors que le printemps s'annonce, l'idée d'un jardin communautaire, par exemple, circule présentement parmi plusieurs personnes intéressées par le groupe.

« Plus de citoyens s'uniront, plus nous pourrons réaliser d'actions qui stimuleront la création d'un sentiment d'appartenance autour du noyau villageois. Tellement d'actions sont possibles : marché de Noël, sentiers de randonnée, anneau de glace au parc de la Salette, piste de BMX, Fête nationale célébrée au village, fête hivernale, marché estival, etc. Nous souhaitons redonner une âme au noyau villageois et un comité de citoyens favorisera grandement la mise en place de ce genre d'actions concertées », écrit Méli Vincent sur la page Facebook du groupe, qui compte 82 «amis».

Le groupe prévoit fonder, dès le mois de mai, un organisme à but non lucratif qui pourrait ainsi recevoir du financement de la Ville de Saint-Jérôme et d'autres sources pour ses activités.