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Faute d’eau, la Soupe de la Cathédrale doit déjà déménager

La Soupe de la Cathédrale a quitté la cathédrale depuis le 18 février. Non pas vers un local permanent, mais plutôt vers les locaux de l’Armée du salut à Saint-Jérôme, sur la rue Morand, où elle sera logée temporairement.

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C’est un bris de plomberie qui a obligé ce départ subit. «Difficile de servir des repas quand il n’y a pas d’eau disponible dans le local», a dit Geneviève Giroux Boucher, coordonnatrice des services d’entraide alimentaire. Elle ne savait d’ailleurs pas quand la Soupe pourra retourner dans ses locaux.

Tous les midis, du lundi au vendredi, plus d’une centaine de personnes reçoivent un repas chaud au sous-sol de la cathédrale de Saint-Jérôme, parfois au déjeuner, parfois pour le dîner, et parfois les deux. Ils y trouvent non seulement de la nourriture, mais aussi un endroit chaud, à l’abri des intempéries. Ils y trouvent aussi des gens comme eux. Des personnes à qui parler, et des humains qui vivent les mêmes difficultés..

Tout près, dans un local voisin, plus de 200 familles et personnes du quartier ont recours à la distribution alimentaire chaque semaine. Le service d’aide alimentaire n’a pas eu besoin de déménager à la suite du bris de plomberie, il est toujours actif au sous-sol de la cathédrale.

Services locaux

Un nouveau départ d’ici septembre

Le déménagement définitif de l’oeuvre de la Soupe est toujours prévu pour l’automne. Les autorités de la Cathédrale de Saint-Jérôme ont indiqué qu’il ne leur est plus possible d’accueillir la Soupe à compter de septembre 2019. Ses responsables sont en pleine réorganisation.

L’équipe de la Soupe de la Cathédrale a fondé officiellement en décembre 2018 le Centre de jour de Saint-Jérôme, un organisme sans but lucratif qui prendra la relève de cette institution bien ancrée, depuis plus de 40 ans, au centre-ville.

Le nouvel organisme est à la recherche de fonds et d’appuis matériels mais d’abord et avant tout d’un emplacement. L’objectif est de créer un tout nouveau milieu de vie, un lieu de rencontre et un lieu d’appartenance pour les personnes vulnérables du grand Saint-Jérôme. Ce nouveau Centre de jour souhaite aussi devenir une lieu d’accès aux organismes accompagnant les personnes dans leurs différents parcours de réinsertion.

Les membres du conseil d’administration du Centre de jour de Saint-Jérôme: Annie Poirier, intervenante, Genevieve Giroux Boucher, coordonnatrice, Daniel Toupin, trésorier, Stéphane Brousseau, vice-président, Sheila Altidor, CA provisoire, membre sortant du CA, Steve Cherenfant, CA provisoire, membre sortant du CA, Lise Drolet, présidente, Mathieu Massie, secrétaire et Louis Therrien, administrateur

Bien que son avenir ne soit pas encore dessiné, tout indique que le futur centre de jour trouvera les appuis nécessaires à sa survie. La soupe bénéficie déjà l’appui de Centraide Laurentides, de Moisson Laurentides, de plusieurs programmes gouvernementaux de réinsertion en emploi, du soutien de la Ville de Saint-Jérôme et pourra compter sur un soutien de transition de la part du diocèse à hauteur de 25 000$ par année pour trois ans. S’y ajoutent de nombreux bénévoles ainsi que des donateurs privés.

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Tous s’entendent pour dire que la Soupe de la Cathédrale constitue un service essentiel qui a besoin de locaux adéquats et d’un personnel permanent spécialisé. La poursuite des activités est une priorité reconnue.

Les responsables du projet ajoutent que l’ouverture d’un nouveau centre de jour apportera des retombées sociales tangibles sur le climat au centre-ville, car il favorisa une meilleure cohabitation et une plus grande collaboration entre les différents acteurs socio-économiques de la communauté.

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