Éducation, Transport

Le conducteur d’une déneigeuse a une vue très limitée des environs de sa machine

On ne peut pas rater le passage d’une déneigeuse. Le bruit, les feux clignotants et l’envergure de ce genre d’équipement les rendent très visibles pour les piétons et automobilistes.

Publicité

L’inverse n’est cependant pas vrai. Équipés comme ils sont, ces mastodontes sont entourés d’angles morts où il est impossible pour le conducteur de voir la présence d’une personne.

Le triste décès d’une sexagénaire de Laval, tuée par une déneigeuse qui reculait dans un stationnement le mercredi 28 novembre, est le plus récent parmi de nombreux accidents déplorables.

Pour cette raison, il est essentiel que les piétons et automobilistes de tous âges se comportent de façon plus sécuritaire en tenant compte du fait que les opérateurs ont une visibilité très limitée.

Il suffit de prendre place à bord d’un de ces camions pour mesurer à quel point le conducteur doit être vigilant. Il y a plusieurs années, un second employé prenait place à bord de chaque camion de la Ville. Cet effectif, à Saint-Jérôme comme ailleurs, a été réduit à une seule personne depuis.

Publicité
Comme ce fut le cas pour tous ses camarades, cette élève de l'école Sainte-Paule a pu constater elle-même les obstacles visuels avec lesquels doivent composer les chauffeurs. Alors qu'un des responsables de la SAAQ lui explique le fonctionnement des rétroviseurs, son collègue « disparaît » de son champ visuel ...à son grand étonnement.
Comme pour tous ses camarades, cette élève de l’école Sainte-Paule a pu constater elle-même les obstacles visuels avec lesquels doivent composer les chauffeurs. Alors qu’un des responsables de la SAAQ lui explique le fonctionnement des rétroviseurs, son collègue « disparaît » de son champ visuel …à son grand étonnement.

Une démonstration convaincante

Le 21 novembre, le Service des travaux publics de la Ville de Saint-Jérôme a stationné un véhicule de déneigement dans la cour de l’école Sainte-Paule ainsi que dans le stationnement du Quartier 50+ pour démontrer de façon concrète les zones d’angles morts et rappeler les règles de sécurité. L’imposant camion était entouré de tapis représentant les tout aussi imposants angles morts, là où le conducteur peut facilement perdre de vue un piéton, seul ou en groupe, et même, dans certain cas, un véhicule.

Les responsables du contrôle routier avaient étendu autour de la déneigeuse des toiles rouges qui démarquent les zones où la vue du conducteur est obstruée.

 

La déneigeuse prêtée par la Ville de Saint-Jérôme trônait au beau milieu de la cour de l’école Sainte-Paule. Les élèves se font expliquer les risques de se trouver dans l’angle mort du véhicule par Éric Rondeau et Marc Parizeau, agents de contrôle routier à la SAAQ, en compagnie de la directrice de l’école Isabelle Gordon et de Serge Forget, vice-président de la Commission scolaire de la Rivière-du-Nord.

Au Quartier 50+, les participants ont eu l’occasion de visiter la toute nouvelle unité mobile de prévention de la Société d’assurance automobile du Québec(SAAQ). Ils ont pu vivre une expérience de réalité virtuelle et jouer à des jeux sur une télévision interactive.

Quant aux élèves de l’école Sainte-Paule, ils sont montés à bord d’un véhicule de déneigement de la Ville. Un policier, deux contrôleurs routiers et un employé des travaux publics étaient sur place pour leur rappeler les comportements sécuritaires à adopter.

Services locaux

La directrice de l’école Sainte-Paule, Isabelle Gordon, a posé la candidature de son école pour le projet en raison du nombre important de marcheurs qui fréquentent cette école. Saint-Jérôme envisage de répéter l’expérience en 2019.

Ce jeune élève de Sainte-Paule était impressionné par ses quelques secondes au volant d’une déneigeuse.

Send this to a friend