Politique

«Le Parti libéral distribue des bonbons accumulés sur le dos des plus vulnérables» -Véronique Hivon

La campagne électorale 2018, au cas où certains en douteraient encore, est bel et bien enclenchée.

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Quelques jours après l’annonce de sa nomination, la vice-cheffe du Parti québécois(PQ) Véronique Hivon était à Saint-Jérôme le vendredi 2 février, lors de sa toute première tournée dans ses nouvelles fonctions.

Les «bonbons électoraux» du parti libéral

«Il y a tellement à faire pour le PQ, autant dans l’ensemble du Québec que dans les Laurentides», a-t-elle affirmé, installée devant un écran vidéo qui rappelait le «plan solide» de son parti.

«Après des années d’austérité, les électeurs sont cyniques, avec raison, de voir les libéraux distribuer des bonbons électoraux. Surtout que ces bonbons, qui semblent tomber du ciel, ont plutôt été rendus possible sur le dos de nos personnes les plus vulnérables, sur le dos de nos tout-petits, sur le dos de nos enfants en difficulté, de nos aînés qui n’ont pas les soins auxquels ils devraient avoir droit, sur le dos des patients du Québec, sur le dos des infirmières et des professionnels de la santé, de nos enseignants et des éducatrices. Tous ces milieux ont été saignés.»

«Ce n’est pas notre vision au Parti québécois. Nous on pense qu’il faut un état fort, un état souple, et certainement un état efficace, mais un état qui est là pour être au service des gens, pas pour se faire vivre lui-même. L’état doit se tourner résolument vers les besoins des gens pour répondre à leurs besoins les plus concrets», a-t-elle conclu.

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Le PQ propose «profondeur et rigueur»

Attaquant de front autant les «solutions improvisées» de la Coalition avenir Québec(CAQ) que la succession de réformes qu’elle juge ratées tant dans l’éducation que la santé, Véronique Hivon a plaidé pour un gouvernement capable de mettre en place des solutions «rigoureuses, réfléchies, et, bien sûr, solides», comme le répètent les messages du PQ.

«Contrairement à d’autre qui changent d’idée trois fois par jour ou qui vont arriver avec une promesse d’abolir les commissions scolaires mur à mur, pour ne faire que les remplacer par d’autres structures, nous voulons d’abord parler des besoins des gens. Pourquoi encore un rebrassage de structures alors qu’en réalité, comme on vient de le vivre dans le domaine de la santé, on n’a fait qu’enlever des pouvoir aux régions, on a centralisé les décisions, et surtout on n’a aucunement aidé les gens qu’il doit aider?», a-t-elle conclu.

Tarifs universels et fixes pour les CPE

Mme Hivon a formulé les grandes lignes des propositions du PQ en matière de garde d’enfants: d’abord un retour au tarif unique et égal pour tous les usagers, soit 8$ par jour pour le premier enfant, 4$ pour le second, et la gratuité pour tous les autres, ainsi que la gratuité complète plutôt qu’un crédit d’impôt pour les familles qui ont un revenu annuel inférieur à 34 000$. Le PQ accompagne cet engagement de celui de développer de façon accélérée davantage de places en garderies.

«Pour nous, il n’y a pas de compromis sur les services de garde.» Elle a exprimé son désaccord avec les tarifs modulables mis en place par les libéraux qui, en instituant des tarifs qui vont jusqu’à 21$ par jour dans certains cas, incitent les parents à utiliser les services de garderies privées et à d’autres ressources qui ne sont pas encadrées. Surtout, a-t-elle mentionné, que les libéraux ont introduit ces tarifs modulés après avoir promis «la main sur le coeur» de ne pas les augmenter.

Services locaux

«Un virage pro-qualité, pro-accessibilité. Un retour aux fondements de la politique familiale du PQ telle que mise de l’avant par Pauline Marois, Mme Léger et Camil Bouchard qui est d’ailleurs de retour au PQ.»

Véronique Hivon et le député de Saint-Jérôme Marc Bourcier en compagnie de l’équipe du Centre Marie Eve, qui vient en aide aux femmes pendant leur grossesse et les premières années de leur enfant.

Se méfier des «mirages» de la CAQ

Mme Hivon estime qu’il faut cesser de couper et recouper les budgets, et de s’embarquer dans des réformes de structures. Des mesures qui ne fonctionnent pas.  Elle a rappelé que l’enfance, l’éducation, les services de garde, puisqu’on en fait des priorités, méritent qu’on y apporte des solutions qui profiteront directement aux utilisateurs.

«La CAQ, avec sa promesse de réduire les impôts, de diminuer les taxes scolaires de plus d’un milliard, nage dans l’imaginaire. Je sais qu’il y en a qui aiment le pays des licornes, mais ce n’est pas notre cas au PQ. On croit que ce ne sont pas des écrans de fumée et des mirages qui vont faire avancer le Québec. Plus on s’approche d’un mirage, plus il disparaît», a-t-elle ajouté en faisant référence aux promesses de la CAQ.

La région des Laurentides «sous-financée»

La vice-cheffe a profité de son passage pour officialiser la nomination de Marc Bourcier à titre de président du caucus des députés péquistes des Laurentides, et Bourcier n’a pas tardé à faire part de ses priorités à cet égard.

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«La région des Laurentides est la plus sous-financée au Québec», a rappelé le député de Saint-Jérôme, qui estime que le sous-financement de Québec, sur le plan de la voirie et de la santé, entre autres, se chiffre autour de 58 M$.

«Le cas de l’autoroute 15 fera l’objet d’engagements que nous annoncerons prochainement, mais il ne faut pas oublier le recul imposé à tous les organismes communautaires par le régime d’austérité du gouvernement. Ces organismes sont nombreux sur tout le territoire et sans eux, franchement, ce serait le chaos», a-t-il conclu.

Au simulateur du département de techniques infirmières, le député Bourcier et Véronique Hivon ont assisté à la naissance simulée d’un bébé.

Des atomes crochus

En présentant son invitée du jour, le député Marc Bourcier souhaitait une ambiance détendue. «Cette visite me met de bonne humeur», a-t-il ajouté.

Sa collègue lui a rendu la pareille en ajoutant que dès son arrivée à l’Assemblée nationale, elle s’est liée d’amitié avec le député de Saint-Jérôme. «Ça a cliqué instantanément entre nous, j’apprécie le style de Marc et son approche politique, nos circonscriptions sont voisines et je suis très heureuse de pouvoir faire cette première visite depuis ma nomination à titre de vice-cheffe du PQ», a-t-elle dit. Le fait que le bureau du député Bourcier, à quelques heures d’avis, ait pu préparer un agenda aussi complet pour sa journée à Saint-Jérôme, a-t-elle fait remarquer, est une mesure de l’enracinement du député.

La journée toute «jérômienne» de Véronique Hivon était chargée. Accompagnée du député Marc Bourcier, elle a visité le Théâtre Gilles-Vigneault en compagnie du directeur général David Laferrière, a fait une escale au Carrefour du Nord, pour ensuite prendre part à une vidéoconférence avec les membres du comité de direction du Cégep de Saint-Jérôme et dîner avec des étudiants sympathisants péquistes à la cafétéria.

En après-midi, elle visitait le centre de simulation du département de techniques de soins infirmiers du collège, ensuite le Centre Marie Eve ainsi que le Centre de la petite enfance Le Funambule. En fin de journée, elle rencontrait Marc Bédard, président de la Compagnie électrique Lion.

Marc Bédard, en compagnie du député Bourcier et de Véronique Hivon. Le député Bourcier a pourfendu la décision du gouvernement libéral de permettre aux commissions scolaires d’amortir les autobus scolaires conventionnels sur la même durée que les autobus électriques. Le député souhaitait que le gouvernement favorise les autobus électriques dans cette nouvelle mesure.

 

Rencontre avec des étudiants du Cégep de Saint-Jérôme sympathiques au Parti québécois.

Charles Michaud
Cofondateur de TopoLocal, Charles Michaud a consacré 35 ans ans de sa vie professionnelle à l'information locale et régionale. On peut lui écrire à cm@topolocal.ca.

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