Affaires

Vers une fusion des caisses Desjardins de Saint-Jérôme et Saint-Antoine

À moins que leurs membres n’en décident autrement, les deux caisses Desjardins qui desservent l’agglomération de Saint-Jérôme fusionneront.

La nouvelle institution financière issue de la Caisse de Saint-Jérôme et la Caisse de Saint-Antoine-des-Laurentides deviendra ainsi l’une des plus importantes du réseau Desjardins, avec un actif cumulatif de 2 milliards $.

Parfois évoqué dans le passé, mais sans suite, ce projet de regroupement a fait l’objet de pourparlers formels depuis le début de l’année. «Les analyses menées par nos administrateurs et la Fédération des caisses Desjardins du Québec sont concluantes», affirme la directrice générale de la Caisse de Saint-Antoine, Sylvie Tremblay.

Publicité

Contexte favorable

Mme Tremblay explique que le contexte actuel est favorable au projet. Celui-ci s’avère en outre nécessaire pour mettre en place les nouveaux modèles d’affaires de Desjardins, qui nécessitent une «masse critique» dont les deux caisses ne disposent pas séparément.

«Et après tout, on est dans la même ville», rappelle Sylvie Tremblay. D’ailleurs, depuis plusieurs années déjà, les deux institutions collaborent régulièrement, tant sur le plan de l’implication communautaire que pour le développement de leur marché.

«C’est important de se positionner pour le futur, face à la concurrence dans le milieu financier», renchérit le président de la Caisse de Saint-Jérôme, Marcel Lauzon. Selon lui, de plus en plus de membres se voient déjà comme des «membres Desjardins» plus que comme attachés à une caisse en particulier.

Le fait que Mme Tremblay ait annoncé sa retraite pour cette année, après 42 ans chez Desjardins dont 12 à la caisse de Saint-Antoine, a aussi donné l’impulsion nécessaire au projet. Jusque là plutôt réticents à sacrifier l’autonomie de leur caisse, les administrateurs de Saint-Antoine ont vu le départ de leur directrice comme une «fenêtre d’opportunité» pour discuter avec leurs collègues de Saint-Jérôme.

Publicité

Nouvelle caisse, nouveau nom

Cela dit, même si, sur le plan financier, la caisse de Saint-Jérôme équivaut au double de sa voisine, il ne s’agira pas d’une mainmise de Saint-Jérôme sur Saint-Antoine. «On veut repartir à zéro», insistent Sylvie Tremblay et Marcel Lauzon. D’ailleurs, la future caisse portera un nouveau nom pour bien marquer ce nouveau départ.

Le regroupement n’entraînera pas de mises à pied parmi les employés, qui sont environ 140 à Saint-Jérôme et 45 à Saint-Antoine. «Au contraire, la nouvelle institution leur offrira de meilleures perspectives de carrière», croit Mme Tremblay.

Séances d’information et assemblées spéciales

Un protocole d’entente a été conclu entre les dirigeants des deux caisses, mais il reviendra aux membres (44 000 à Saint-Jérôme et 20 000 à Saint-Antoine) de l’approuver ou non.

Publicité

Pour ce faire, une séance d’information aura d’abord lieu pour chacune des deux caisses:

  • dimanche 27 août à 9h, au Quartier 50+ (Saint-Jérôme)
  • lundi 28 août à 18h30, à la salle Bouvrette (Saint-Antoine)

Des assemblées générales extraordinaires suivront où les membres devront voter. Pour être entérinée, l’entente devra recueillir l’appui des deux tiers des membres présents:

  • dimanche 17 septembre à 9h, au Quartier 50+ (Saint-Jérôme)
  • lundi 18 septembre à 18h30, à la salle Bouvrette (Saint-Antoine)

Une ultime fusion

Si elle se concrétise, cette fusion constituera l’ultime regroupement de caisses Desjardins dans la région de Saint-Jérôme, où on a déjà dénombré une demi-douzaine de caisses pop autonomes. Avec les années, il n’en est resté que deux.

La Caisse de Saint-Jérôme, de loin la plus grosse, avait progressivement intégré les caisses de Saint-Canut, Bellefeuille (La Salette) et Sainte-Paule (incluant ses centres de services de Prévost et Saint-Hippolyte). La Caisse de Saint-Antoine-des-Laurentides avait pour sa part intégré celle de Sainte-Sophie (Lucerne) et la caisse Sainte-Marcelle.

Henri Prévost

Journaliste d’expérience, Henri Prévost couvre Saint-Jérôme et les Laurentides depuis 40 ans.

Send this to a friend