C'est la fin pour la fonderie
C'est ce matin, le 10 novembre, qu'on commence à démolir la fonderie Mueller sur la rue Castonguay, à Saint-Jérôme.
Fermée depuis bientôt onze mois, le 18 décembre 2014, près de 80 personnes avaient perdu leur emploi subitement, une semaine avant Noël. Dans l'espoir d'une relance, d'un rachat, d'une réouverture, plusieurs employés de l'usine avaient occupé le trottoir de la fonderie au moins jusqu'en janvier.
Le syndicat Unifor, le maire de Saint-Jérôme et le député avaient fait des démarches pour trouver un investisseur qui aurait bien voulu reprendre l'entreprise. La fonderie fabriquait des trous d'homme, ces pièces métalliques qui permettent d'avoir accès aux tuyaux qui sont sous la chaussée.
On a finalement conclu qu'il n'y aurait plus de fonderie sur ce terrain, comme il y en avait une depuis 1944, alors qu'on l'appelait la Fonderie Rochon.
Au mois de mai, on parlait d'une nouvelle industrie connexe qui pourrait s'installer à Saint-Jérôme, mais absolument pas sur le terrain actuel, qu'on destinera à un usage de bureau ou de résidences, un usage permis depuis longtemps même s'il y avait une industrie depuis plus de 70 ans.
Lundi matin, on terminait de débrancher le gaz et l'eau, sous la rue Castonguay.

Ce pignon fait partie de la structure originale de la fonderie, construite en 1944.

On a vidé l'installation de tous ses équipements au cours des derniers mois.

On disait sur le trottoir lundi matin que la production de l'usine a été récupérée en bonne partie par une fonderie de Lotbinière, une des dernières au Québec, et qu'on y avait créé plus d'emplois qu'il y en avait à Saint-Jérôme à sa fermeture.

Une fermeture subite

La marche du 15 janvier 2015

Salut, la Mueller!
On compte bien quelques semaines pour tout démolir, mais il ne devrait plus rien y avoir d'ici la fin de l'année.
