Éducation, Santé

Un robot se fait soigner au cégep

Une démonstration a été faite avec le simulateur haute fidélité qui s'appelait M. Morin ce jour-là et avait une voix féminine.

Oui, c’est bel et bien un cycliste qui est étendu là, sur la table. Il est encore sur la planche qui supportait sa colonne vertébrale quand on l’a transporté à l’urgence.

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Il a un pouls, un rythme respiratoire, une tension artérielle et des signes vitaux. Il parle. Il a même des blessures qui saignent.

Mais ne craignez rien. C’est un mannequin. Compte tenu de ses composantes électro-mécaniques, certains diraient même un robot humanoïde. Mais, pour appeler les choses par leur nom, c’est en fait un simulateur haute fidélité. Pas de la haute fidélité comme vos disques vinyle vintage, mais plutôt haute fidélité comme un patient-mannequin intelligent qui est utilisé pour la formation des infirmières.

Un appareil sophistiqué

L’appareil peut être programmé pour simuler toute une gamme de symptômes et de signes vitaux afin que les étudiants soient confrontés à une situation la plus réaliste possible.

Services locaux

Les étudiants et formateurs qui y oeuvrent sont visibles sur quatre moniteurs vidéo installés dans une salle de contrôle adjacente, où les enseignants et autres étudiants observent leurs gestes.

La simulation est enregistrée et peut être utilisée pour faire un retour sur les réactions des étudiants et évaluer leurs connaissances. «L’enseignant peut marquer des extraits vidéo pour les revoir avec les élèves au besoin», dit la responsable du programme à Saint-Jérôme, Annie Denoncourt.

Un robot qu’on peut soigner au Cégep de Saint-Jérôme

Une vidéo publiée par TopoLocal Saint-Jérôme (@stjerometopo) le

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600 étudiantes en soins infirmiers

Avec son contingent de 600 étudiantes en soins infirmiers, le cégep de Saint-Jérôme est parmi les plus importants centres de formation de tout le Québec dans ce domaine.

Et depuis peu, le département de soins infirmiers a ajouté à son parc d’installations modernes et de pointe, un nouveau centre de simulation haute fidélité, où habitent les mannequins-simulateurs. De grandeur nature, le simulateur patient réagit verbalement et possède les caractéristiques physiologiques d’un être humain, ainsi que des fonctions variées.

Un outil pédagogique remarquable

Annie Denoncourt, responsable du centre de simulation haute fidélité, Saint-Jérôme.
Annie Denoncourt, responsable du centre de simulation haute fidélité, Saint-Jérôme.

«Cet outil constitue une révolution technologique. Il donne l’occasion aux étudiants de s’exercer dans un environnement sécuritaire, concret, comparable au milieu clinique réel.

«Utilisée dans toutes les sessions, la simulation clinique permettra aux étudiants d’intervenir dans les situations jugées incontournables, facilitant ainsi le transfert des compétences», a dit Annie Denoncourt, enseignante en soins infirmiers et coordonnatrice du Centre de simulation haute fidélité.

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Une vidéo a aussi été produite par le cégep pour en faire la promotion.

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