1,6M$ de plus pour développer les composites au Cégep de Saint-Jérôme
Déjà reconnu comme un pôle névralgique dans son domaine, le Centre de développement des composites du Québec(CDCQ) du Cégep de Saint-Jérôme pourra innover encore plus grâce à l’acquisition de nouveaux équipements de pointe.
L’investissement de 1,6M$ a été confirmé vendredi matin en présence de plusieurs dignitaires et partenaires de ce laboratoire de recherche. Parmi ceux-ci, représentant le gouvernement fédéral, le député d’Argenteuil-La Petite Nation, Stéphane Lauzon, annonçait une subvention de 1,3M$ accordée par Développement économique Canada, qui s'ajoute au montant de 1,5M$ déjà annoncé en avril, celui-ci provenant du Fonds d'investissement stratégique pour les établissements postsecondaires.

Pour le député, ces nouveaux équipements contribueront à développer des technologies propres, à soutenir l’innovation dans les entreprises et à créer des emplois. «L’innovation est un formidable moteur économique», a rappelé M. Lauzon, d’autant plus à l’aise lors de la visite des installations qu’il a lui-même longtemps œuvré dans l’enseignement professionnel.

Au service des entreprises…
L’investissement porte sur une dizaine de pièces d’équipements, allant d’une caméra thermique à un réacteur à pyrolyse, en passant par une machine à mesurer tridimensionnelle et une imprimante 3D.
Ces acquisitions, dont certaines déjà réalisées, forceront le CDCQ à agrandir ses installations «par l’intérieur». Celles-ci occuperont dorénavant tout le pavillon J, construit il y a une dizaine d’années sur la rue Fournier.
Dirigé par Janic Lauzon, le centre compte sur une équipe d’une quinzaine de spécialistes qui aident les entreprises à développer de nouveaux procédés ou matériaux de type composites, reconnus pour leur résistance et leur légèreté. Très utilisée dans l’industrie du transport, cette technologie peut aujourd’hui s’appliquer à nombre d’autres domaines.
Le développement durable étant aujourd’hui de mise (le cégep en a d’ailleurs fait l’une de ses six orientations), le CDCQ s’intéressera entre autres au recyclage des pièces de composites, une avenue encore peu développée en raison de la nature même de ces matériaux. Un projet en ce sens démarrera bientôt en collaboration avec Bombardier.
«Bon an mal an, nous réalisons 250 mandats pour une soixantaine d’entreprises», souligne Mme Lauzon. «Sans compter nos partenariats avec des universités», ajoute la directrice du cégep, Nadine Le Gal.

… mais aussi un atout pour les étudiants
Celle-ci rappelle qu’au-delà de sa vocation de services aux entreprises, le CDCQ représente un atout pour les étudiants du programme de Techniques de transformation des matériaux composites, que le cégep jérômien est le seul à offrir depuis 1986. En trente ans, le collège a ainsi formé 379 technologues dans cette spécialité, en plus des nombreux autres étudiants ayant obtenu une attestation collégiale dans le cadre d’une formation complémentaire.
Les cours sont toujours dispensés au pavillon F(Germain-Bélanger), à l’angle des rues Parent et De la Gare, où le centre de recherche était aussi installé jusqu’à sa relocalisation au pavillon J en 2006.
Le CDCQ est l’un des deux centres de transfert de technologie du Cégep de Saint-Jérôme. L’autre, aujourd’hui connu comme l’Institut du véhicule innovant(IVI), est installé au parc industriel jérômien, où il devrait se doter de locaux tout neufs dans un avenir prochain.

Clientèle étudiante en croissance
Alors que certains cégeps en région font face à une baisse de leur clientèle, le collège de Saint-Jérôme continue de connaître une forte croissance. La population étudiante de ses trois campus(Saint-Jérôme, Mont-Tremblant et Mont-Laurier) a augmenté de 30% depuis 2009.
Pas moins de 5400 étudiants y ont entamé la session d’automne cette semaine, dans 24 programmes préuniversitaires ou techniques. Certains auront la chance d’être les premiers à utiliser le nouveau pavillon K, dont la construction vient de se terminer rue Du Palais. En incluant les inscriptions à la formation continue, le cégep dessert près de 7000 étudiants.