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Un 11 novembre à Saint-Jérôme, 100 ans après la fin de la «Grande Guerre»

Il a fait froid le 11 novembre 2018. Deux degrés Celsius sous zéro.  Avec la neige, arrivée tôt cette année, la cérémonie au cénotaphe de la rue Du Palais s’est déroulée sur fond blanc.

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Tout le monde a vu les quelques enfants, un peu plus loin. Ils s’amusaient à fair des bonshommes de neige. Des jeunes enfants souriants, qu’on entendait rire en sourdine. Ils profitaient d’un dimanche matin paisible.

Je ne suis certainement pas le seul à avoir fait le lien avec ceux qui sont allés à la guerre, dans l’espoir justement d’assurer des matins paisibles à leur compatriotes.

Souligner le courage

Le jour de l’armistice peut très bien faire réfléchir à la guerre, à son utilité, à sa légitimité. Mais ce n’est pas le jour pour débattre de ces questions.

C’est plutôt une journée pour prendre acte du courage et du sacrifice de tous ceux qui acceptent de se mettre en danger au nom des droits de leurs semblables. Et pour témoigner notre respect.

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1918…

Le 11 novembre 1918 était un lundi. Selon les archives de la météo, il a fait 2 degrés, et il n’y avait pas encore de neige au sol. Dès que la nouvelle de la fin de la guerre a été confirmée, les cloches des églises et les sifflets des usines ont annoncé à toute la population que la paix était revenue. Certains se sont retenus, parce que le 7 novembre, quelques jours auparavant, une rumeur similaire avait déclenché des célébrations prématurées.

L’Avenir du Nord du 15 novembre 1918 le raconte: à Saint-Jérôme, qui était alors une ville de 4000 habitants, 200 jeunes gens ont paradé dans les rues en soirée avec des flûtes, des tambours et des lanternes. Des drapeaux et bannières aux couleurs de la France, de l’Angleterre, de la Belgique, du Canada et de tous les pays alliés décoraient les fenêtres.

Dans ce village paisible de 4000 âmes, on connaissait les noms de ceux qui ne reviendraient pas. Ils étaient huit. On savait pour les statistiques de blessés. On ne mesurait probablement pas encore pour la souffrance des gens qui reviendraient le corps ou le coeur brisé.

On regardait vers les étoiles ce soir-là, et on croyait sans doute qu’on avait enfin vu la fin des guerres.

Services locaux
La première couronne a été déposée par Suzie Brosseau-Ragault, au nom de son père, le fondateur de la Légion canadienne à Saint-Jérôme, le colonel Paul Brosseau. Elle est accompagnée de Lise Binette.
Le député fédéral de Rivière-du-Nord Rhéal Fortin a déposé une couronne au nom du gouvernement du Canada. Il est accompagne par Sylvain Duchesne, gendrame retraité de la GRC.
La couronne au nom du gouvernement du Québec a été déposée par Marguerite Blais, ministre responsable des aînés et des proches aidants, en compagnie du député de Saint-Jérôme Youri Chassin et du capitaine Sylvain Lachapelle de la Sûreté du Québec.
Le préfet de la MRC Rivière-du-Nord Bruno Laroche, accompagné de la mairesse de Sainte-Sophie Louise Gallant.

Les élus de la région ont pris la parole pour souligner le sacrifice des combattants de toutes les guerres et pour témoigner, au nom de leurs commettants, de leur respect et leur reconnaissance. Les députés Rhéal Fortin et Youri Chassin, de même que le maire Stéphane Maher, ont tour-à-tour pris la parole.

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