Histoire, Incidents, Photo

1978: un petit avion bimoteur s’écrase à Bellefeuille

Il nous arrive parfois de publier des images qui n’ont pas vu la lumière depuis plusieurs années.

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Celle-ci est parue à la une du journal Le Mirabel en avril 1978.

Une panne de moteur a mené à l’écrasement d’un bimoteur Piper Apache pas très loin de ce qui s’appelait alors l’aéroport Sainte-Marie, dont les pistes sont utilisées aujourd’hui par Parachutisme Adrénaline.

Les seules personnes à bord étaient deux pilotes puisqu’il s’agissait d’un vol d’entraînement. Ils tentaient de regagner la piste quand ils ont été victimes d’une panne de moteur. Ils s’en sont tirés sans blessures sérieuses, en très grande partie parce qu’ils ont réussi à diminuer beaucoup la vitesse de leur appareil avant de s’écraser dans un boisé.

L’avion était une perte totale. On voit d’ailleurs la queue de l’appareil, complètement sectionnée, qui est tombée sur le capot de l’avion.

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Pas une photo hantée, plutôt un accident photographique

J’ai eu mon propre accident de photographie ce jour-là. Rien d’aussi dangereux que ce que les deux pilotes ont vécu, mais j’ai accidentellement exposé deux séries de photos sur la même pellicule. La photo n’avait rien de numérique en 1978. L’histoire est racontée sous la photo. 

Les photographes avertis devineront tout de suite ce qui s’est passé ici. Évidemment, il s’agit d’un petit avion qui s’était écrasé à basse vitesse dans un boisé, dans ce qui est aujourd’hui le secteur Bellefeuille de Saint-Jérôme. Mais le disque blanc en haut à droite n’est pas la lune: il s’agit d’une ampoule lumineuse dont on distingue l’abat-jour au-dessus. Quand on y regarde d’encore plus près, on voit un visage qui se profile derrière l’habitacle de l’avion. C’est l’histoire d’horreur de l’époque des photos sur pellicule: deux images accidentellement superposées. J’avais heureusement pu faire des retouches ainsi qu’un recadrage et la photo avait finalement été utilisée à la une du journal Le Mirabel.
Même si cet appareil y dort toujours au sol, le site de ce qui s’appelait l’aéroport Sainte-Marie est aujourd’hui laissé à l’abandon. Parachutisme Adrénaline, dont on aperçoit les bâtiments au loin, utilise l’autre extrémité de la piste.
La première page du journal Le Mirabel du 4 avril 1978.

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