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Christian Lalonde: à vélo de Vancouver à Saint-Janvier …à Terre-Neuve!

Christian Lalonde a fait une escale à son domicile de Saint-Janvier le lundi 16 juillet. Il arrivait de Vancouver en vélo.

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Il repartait le vendredi 20 juillet pour terminer son parcours jusqu’à Saint-John’s, Terre-Neuve. D’un océan à l’autre. Ou si vous préférez la version latine de la devise du Canada, a mari usque ad mare.

C’est en s’inspirant du Marathon de l’espoir de Terry Fox en 1980 que Christian Lalonde a mijoté son idée de pédaler d’un bout à l’autre du Canada. La cause qu’il soutient est la santé mentale.

Son excursion profitera à la Fondation de l’Hôpital régional de Saint-Jérôme, tout spécialement pour le département de santé mentale. Son objectif de recueillir 10 000$ est atteint à 90%.

Dans la page où il présente son projet, Christian Lalonde explique que depuis de nombreuses années, il vit avec un «démon» dans sa vie: celui de l’excès. Le sport, les marathons et ses aventures sont des façons pour lui de canaliser ses tendances excessives dans des activités qui profitent à sa santé. On peut faire des dons sur cette page.

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En recueillant de l’argent pour la santé mentale, il espère aussi redonner un peu aux groupes de soutien et aux équipes de soins qui l’ont aidé à changer sa propre vie.

Incroyable!

«C’est incroyable ce qu’un être humain est capable de faire!» Voilà ses premières paroles dès son vélo immobilisé dans la rue devant chez lui. Rassurez-vous, Christian Lalonde comprend très bien qu’il n’a pas marché sur la Lune, mais son émotion, qui tenait davantage de la gratitude que de l’orgueil, est sincère.

Un air de satisfaction qui en dit long.

«C’est vrai que je suis un peu impressionné. C’est sûr que je me suis entraîné et préparé physiquement, mais je me considère comme un homme ordinaire. Je constate que chacun de nous peut atteindre des objectifs qu’on juge parfois inatteignables. Alors je redis cette phrase que j’utilise depuis un bout: On est plus forts qu’on pense qu’on est forts!

Le parcours qui a mené Christian Lalonde n’est quand même pas complètement ordinaire. Victime d’un sérieux accident d’auto à 17 ans, il a mis trois ans à réapprendre à marcher et à recommencer à fonctionner normalement. Puis, au début des années 2000, il a commencé à accumuler les participations aux compétitions d’endurance. La traversée du Canada est jusqu’ici son projet le plus ambitieux.

Services locaux

Home sweet home…

Le 16 juillet, sa conjointe Marie-Claude Lemieux l’attendait avec plusieurs collègues et amis. Le temps d’une pause de trois jours «pour tondre le gazon», lance-t-il à la blague.

Depuis son départ de Vancouver, Christian Lalonde roule seul. Il trimballe sa tente et fait du camping. De temps à autre, il profite d’une bonne nuit dans une auberge.

Parti d’English Bay, à Vancouver, les roues dans le Pacifique, le 1er juin, il est sur son vélo plusieurs heures par jour. Tout cela sans crevaison. «Je viens de changer le pneu arrière de mon vélo», dit-il.

En plus de s’arrêter chez lui, son escale à Saint-Janvier marque un tournant dans son voyage. Pour le reste du parcours, il sera accompagné de sa conjointe. «Maintenant, ça va être différent, mon voyage change un peu.

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On aperçoit à gauche de la photo, agitant un drapeau, Marie-Claude Lemieux, la conjointe de Christiane Lalonde,. Elle est infirmière à l’hôpital de Saint-Jérôme.

«Marie-Claude va me devancer et m’attendre à la fin de chaque journée, ça veut dire que j’aurai moins de poids à traîner sur le vélo, un endroit sec et confortable pour dormir, et surtout de la compagnie.»

De nombreux parents, voisins et amis attendaient Christian Lalonde lors de son arrivée à Mirabel.

À hauteur d’homme

On dit souvent que les voyages à vélo permettent de découvrir les lieux et les personnes à un rythme plus humain. Le paysage défile moins vite, les gens échangent des regards et des salutations. Bref, le trajet lui-même est une expérience enrichie.

«Mon voyage m’en a beaucoup appris sur la valeur des humains et du réconfort qu’on ressent, même quand on est loin, en recevant tous les matins des mors d’encouragement via les réseaux sociaux on se sent moins seul, et ça donne le courage de continuer.»

Que retient-il du Canada?

«Ça a l’air d’un cliché, et tout le monde doit dire cela, mais c’est grand en maudit le Canada.» Sur la route, il admet avoir été frappé par la diversité de la faune. «J’ai vu plein d’animaux que je ne connaissais pas: des antilopes d’Amérique dans les plaines de l’Ouest, mais aussi des lièvres hauts comme des renards. Je n’avais jamais vu ça par chez nous.»

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Mais au-delà de tout, il a souligné la générosité des gens: «Des inconnus m’offraient de l’eau, de la nourriture, un lieu pour prendre un peu de repos. Au restaurant, il m’est arrivé plusieurs fois que des gens insistent pour payer mon repas. C’est précieux de ressentir autant de soutien et de générosité.»

Même le fidèle chien Gus s’est ennuyé. Gus se joindra à M. Lalonde et sa conjointe pour le reste du trajet.

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