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Des Volkswagen au purgatoire dans un stationnement de Mirabel

À proximité de l’aéroport de Mirabel, on trouve près de 200 voitures Volkswagen diesel que le fabricant allemand a été contraint de reprendre à la suite du dévoilement d’un truquage du micrologiciel du moteur qui rejetait plus d’émissions polluantes qu’indiqué.

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De 2009 à 2015, Volkswagen(VW) a mis en vente des voitures diesel truquées pour déjouer les mesures de pollution. Des milliers de conducteurs se croyant au volant de véhicules conformes aux réglements sont devenus des pollueurs involontaires.

Qu’arrivera-t-il à ces voitures?

Thomas Tetzlaff, porte-parole de Volkswagen Canada, a précisé à TopoLocal que le site de Mirabel est l’un de ceux utilisés par l’entreprise pour l’entreposage des véhicules des véhicules TDI de 2,0 L, qui ont été rachetés par VW à la suite d’un règlement intervenu avec les autorités canadiennes.

«Ces véhicules sont entreposés de façon intérimaire et sont entretenus périodiquement pour s’assurer de leur fonctionnement et de leur qualité à long terme, afin de pouvoir les remettre en vente dès que les organismes de réglementation des États-Unis approuveront une modification du système antipollution et que celle-ci sera effectuée sur les véhicules», a précisé M. Tetzlaff par courriel.

La compagnie compte recycler «de façon responsable» les véhicules qui ne seront pas modifiés en raison de leur âge, de leur condition ou de toute autre raison.

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Une association réclame 35$ par citoyen québécois

Par ailleurs, le 23 avril, Volkswagen contestera un recours collectif piloté par l’Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique(AQLPA). L’association réclame au nom de chaque citoyen québécois une somme de 35$.

Le juge Daniel Dumais, de la Cour supérieure, qui a décidé en première instance d’autoriser le recours sans porter de jugement sur le fond, a écrit: «ne s’agit-il pas justement ici d’une attaque intentionnelle, et non accidentelle, aux droits des citoyens eux-mêmes. Si l’État ne fait rien ou si les sanctions sont minimes, n’encourage-t-on pas la répétition de tels scénarios ? […] L’affaire, telle que présentée, mérite d’être débattue».

Le fabricant automobile a l’intention de contester le recours en invoquant entre autres le principe que les citoyens ne peuvent pas se substituer à leur gouvernement, qui a déjà conclu une entente de règlement avec la compagnie.

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