Personnes, Politique

Le député Bourcier accuse le maire Maher de mépriser les citoyens et somme Gilles Robert de le «ramener à la raison»

Le député de Saint-Jérôme a perdu patience. Marc Bourcier en a assez des manoeuvres politiques du maire Stéphane Maher et déplore que ce dernier «boude dans son coin».

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«Ce qui doit se faire à Saint-Jérôme, c’est de travailler tous ensemble dans les meilleurs intérêts de notre circonscription», a dit Bourcier, qui demande aussi au maire suppléant, conseiller municipal et ancien député Gilles Robert de prendre position dans le débat.

«Maher déteste tout ce qui est péquiste»

S’appuyant sur les dires de la conseillère Nathalie Lasalle, qui vient de quitter le caucus du maire en invoquant les mêmes motifs, Marc Bourcier reproche au maire de Saint-Jérôme d’entretenir une liste d’ennemis.

«Les gens d’En Scène d’abord, une organisation remarquable et meilleur diffuseur au Québec, puis tous les péquistes de Saint-Jérôme ensuite.»

Le constat, selon Bourcier, est facile à faire: «M. Maher ne veut pas être le maire de tous les Jérômiens… Près de 12 000 Jérômiens ont voté pour moi lors de l’élection partielle – le 5 décembre 2016. Ça fait pas mal d’ennemis à gérer.»

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«J’aurais aimé qu’il m’explique tout ça lorsque je lui ai téléphoné. Il n’avait pas à avoir peur, je ne le considère pas comme un ennemi, moi. Au contraire, il a été élu… sans opposition, c’est vrai, en novembre dernier, mais élu tout de même, et par respect pour le choix des Jérômiens, par respect pour la démocratie, je n’ai aucune réticence à ce que nous travaillions ensemble au développement de notre communauté.

«Je dois rappeler au maire qu’il a fait le serment de servir ses concitoyens et ce n’est sûrement pas un service à rendre à la population en boudant comme ça dans son coin, pour des raisons que lui seul connaît.»

Le député de Saint-Jérôme dit qu’il y a trop d’éléments questionnables dans les agissements de M. Maher pour que ce soit un hasard. Il a rappelé la «prétendue parité» qui a valu le rejet à la dernière minute des conseillers Mario Fauteux et André Marion.

«Pour finir le plat, on apprend que le Directeur général des élections du Québec enquête sur les agissements de M. Maher. Cet élément s’ajoute aux allégations de M. Fauteux et M. Marion et Mme Lasalle. Tout ça est extrêmement grave. Est-ce que M. Maher en a au moins conscience?»

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Sans réponse de Maher

M. Bourcier a expliqué qu’à la suite des déclarations de Nathalie Lasalle, il a tenté de la joindre et le maire Maher pour obtenir leur point de vue sur la situation.

Mme Lasalle a annoncé sa sortie le 8 mars, profitant de la Journée des femmes. M. Bourcier a dit que dès le 9 mars, il a tenté de communiquer avec Nathalie Lasalle et le maire Maher. La conseillère a eu une conversation avec Bourcier le 9 mars, au lendemain de sa déclaration. Quant au maire Maher, Bourcier, dans sa déclaration du 19 mars, affirme qu’il attend toujours le retour d’appel de Maher.

Un message à Gilles Robert

«J’interpelle maintenant le pro-maire, M. Gilles Robert. Comment peut-il tolérer pareille situation lui qui est un ex-député du Parti québécois? Au nom de la démocratie, au nom du bon sens, au nom de la vérité, il doit ramener le maire à la raison. Qu’a-t-il à dire sur cette situation, lui qui a prêté doublement serment, ici et à l’Assemblée nationale, d’exercer ses fonctions avec honnêteté et justice dans le respect de la loi et du code d’éthique?»

Le conseiller Gilles Robert, ex-député péquiste de Saint-Jérôme.

Une attitude qui prive Saint-Jérôme d’une fête régionale

Bourcier a également rappelé que Saint-Jérôme aurait normalement du être le site de la Fête nationale régionale le 24 juin 2018, un statut qui est reconnu, tour à tour, aux villes principales de la région, et qui leur vaut une subvention additionnelle de l’ordre de 20 000$.

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Or Saint-Jérôme «passe son tour en 2018» et ne profitera donc pas de la subvention additionnelle de 22 000$ qui vient avec le statut de fête régionale. Tout cela, affirme M. Bourcier, parce que Maher a décidé en 2017 qu’il n’y aurait pas de discours patriotique, une décision qui avait été contestée à l’époque.

Charles Michaud
Cofondateur de TopoLocal, Charles Michaud a consacré 35 ans ans de sa vie professionnelle à l'information locale et régionale. On peut lui écrire à cm@topolocal.ca.

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