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Lucien Lisabelle expose des photos d’Islande à Sainte-Adèle

Bardarbunga, Lucien Lisabelle 2014.

Lucien Lisabelle expose ses plus récentes photos d’Islande du 6 février au 1er mars. L’exposition a lieu à Sainte-Adèle, à la salle Rousseau-Vermette de la Place des Citoyens, au 999 boulevard de Sainte-Adèle. Elle s’intitule Islande – Terre de Contrastes. Le vernissage a lieu le 7 février de 15h à 18h.

Le nez dans National Geographic

Lucien Lisabelle s’est éveillé à la photographie dès son enfance. Comme beaucoup de jeunes, il a été marqué par les photos de la revue National Geographic, qu’il se souvient d’avoir feuilleté avec avidité dans la salle d’attente du médecin de famille.

Comme chez bien des gens, la famille Lisabelle avait un oncle voyageur. Dans ce cas, c’était l’oncle Joe qui émerveillait la famille avec des projections de diapositives au retour de ses nombreux voyages, au grand plaisir du jeune Lucien.

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Un premier appareil 35mm

Dès 1976, il s’achète, comme on le faisait à l’époque, un appareil 35mm et s’inscrit à des cours de photographie au collège Ahuntsic. Il aime bien répéter à qui veut l’entendre tout le respect qu’il a pour Normand Grégoire, qui fut son professeur à l’époque, et dont le nom lui revient instantanément.

Encouragé par ses parents, il s’est tourné vers la photographie au début de sa vie adulte. Commis à la Ville de Montréal pour gagner sa croûte, il «s’ennuyait à mourir» à travailler dans un bureau et a rapidement conclu qu’il ne tenait pas à y passer sa vie.

Ayoye 1, 1975

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Ayoye 2, 1975

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Femmes en noir, 1976

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Les LaurentidesLISABELLE_LUCIEN_LISL1353

Armé de sa formation en photographie, il s’emmènera dans les Laurentides où il a d’abord travaillé pour un photographe jérômien (le studio Hubert Laroche) et par la suite comme technicien de laboratoire photo à Saint-Sauveur chez Instant Film. Il a aussi collaboré avec Richard Cyr, photographe de presse, notamment à L’Écho du Nord, et qui fut pour lui un mentor et un ami. (Richard Cyr est décédé dans les années 1990.)

En 1987, il se lance officiellement en affaires et acquiert rapidement une solide réputation, travaillant pour de nombreuses entreprises et institutions jérômiennes à titre de photographe commercial et industriel. C’est d’ailleurs cette activité qui est, encore aujourd’hui, son métier et son principal gagne-pain.

Trouver l’artiste en soi

Le métier de photographe fait appel à une créativité qui n’est pas toujours satisfaite par les commandes de clients. C’est ainsi que, tout au long de sa vie de photographe, il réalise des photos qui sont inspirées par sa perception du monde qui l’entoure.  C’est en 1978 qu’il décide de se consacrer de façon plus intense à la création photographique.

Fantasme urbain, 1981

LISABELLE_LUCIEN_FANTASME URBAIN_1981

Le monde vu des airs

À l’hiver de 1991, après une envolée de prises de vues aériennes pour un client commercial, il est frappé par la géométrie que dessinent les arbres, les champs et les rivières. Véritable retour aux sources, il se mettra à la photo aérienne, faisant même, pendant quelques saisons, du paramoteur, une discipline où le pilote, harnaché dans une cage munie d’une hélice dans le dos, s’envole suspendu à un parachute.

Aujourd’hui, il préfère noliser des avions ou des hélicoptères: « J’ai abandonné le paramoteur parce que c’est très exigeant sur le plan physique, ça exige des conditions météo parfaites et ce n’est pas une plate-forme idéale pour manipuler avec stabilité un appareil photo. En plus,  je ne rajeunis pas!»  lance-t-il avec un sourire.

Aérien 1, 1991

LISABELLE_LUCIEN-AÉRIEN 1_1991

Des prix et des reconnaissances

Ce virage vers la photo artistique lui sourit, puisqu’il sera lauréat, en 1995, aux Grands prix de la culture des Laurentides. En 2006, la collection Loto-Québec fait l’acquisition de 8 de ses photographies aériennes. Depuis, il expose régulièrement ses oeuvres en plus de se spécialiser dans la reproduction d’oeuvres d’art et la formation en photo. Au fil des ans et des expositions, beaucoup d’amateurs de photo de la région ont acheté de ses photos.

La fascination de l’Islande

Il a l’opportunité de faire un premier voyage en Islande en mars 2013, et reviendra fasciné par ce pays de volcans, de roches et de rivières, et de paysages à couper le souffle. Ces photos font l’objet d’une première exposition en décembre 2013.

Vatn, 2013

LISABELLE_LUCIEN_VATN#2059_2013

Leturgroftur, 2013

LISABELLE_LUCIEN_LETURGROFTUR#2757_2013

Cette fois, du 7 février au 1er mars, il expose de nouvelles photos prises lors de son second voyage en Islande, à l’automne de 2014. L’exposition se tient à  à Sainte-Adèle, à la salle Rousseau-Vermette de la Place des Citoyens, au 999 boulevard de Sainte-Adèle, du 6 février au 1er mars 2015.

L’exposition est intitulée Islande – Terre de Contrastes. Les heures d’ouverture sont de 13h à 16h les jeudis et vendredis, le samedi de 10h à 17h, et le dimanche de 12h à 17h. Le vernissage, on le rappelle, a lieu le 7 février de 15h à 18h.

Strond, 2014

LISABELLE_LUCIEN_STROND#5267_2014

Charles Michaud
Cofondateur de TopoLocal, Charles Michaud a consacré 35 ans ans de sa vie professionnelle à l'information locale et régionale. On peut lui écrire à cm@topolocal.ca.

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